Les experts ont balisé l’après-Reafor

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Présidée par Mme Francisca Kalanga Badibanga, Secrétaire général au ministère de la recherche scientifique, la cinquième session du comité de pilotage du projet « programme de relance de la recherche agricole et forestière en Rdc » (Reafor) a clôturé ses assises, hier au cercle de Kinshasa.
Pendant deux jours, du 15 au 16 février, les participants ont débattu des rapports d’avancement et des plans d’action semestriel (Février-juillet 2010) des composantes générale, agricole et forestière.

Au terme des travaux, le comité de pilotage du projet a fait de recommandations importantes pour l’aboutissement heureux du projet Reafor.
A propos de la seule décision prise, les participants ont adopté la dénomination  du site de  ce projet www.reafor.cd.
Par ailleurs, ces assises ont pris onze recommandations, dont entre autres, l’élaboration d’un chronogramme précis et détaillé de la réhabilitation des infrastructures et équipements par la coordination générale du projet, en vue  de la réception provisoire et définitive des différents chantier ainsi que des différents équipements scientifiques à acquérir en collaboration avec l’Inera, Unikis et l’Unkei. Il y a aussi l’accélération des procédures d’acquisition des équipements de recherche, l’acquisition, ainsi que leur transfert à destination, même au-delà du  projet, à la commission technique chargée de la coordination de l’appui institutionnel au système national de recherche agricole et forestière, et la révision du chronogramme en tenant compte du temps qui reste au projet. Sur la gestion financière, l’actualisation du rapport financier concernant l’Iita au 31 décembre 2009, l’élaboration d’un budget pour le temps qui reste à soumettre à la Fao et à l’Union européenne, en vue de la sécurisation des moyens devant permettre la bonne clôture de celui-ci.   
Signalons qu’à son ouverture lundi, à l’heure d’un pré-bilan,  Ndiaga Gueye, Représentant pays de la Fao,  avait vivement souhaité que   le comité de pilotage mette un accent  particulier  sur l’appui institutionnel que le Reafor doit apporter au système national de recherche agricole et forestière en Rdc ainsi que celui ayant trait à l’après-projet. Tout en reconnaissant le retard pris dans la mise en place du premier point, Ndiaga Gueye pense que c’est l’appui institutionnel qui doit aider la Rdc à actualiser sa vision de développement de la recherche agricole et  forestière, afin de faire émerger un environnement institutionnel favorable à la matérialisation de cette vision. L’’orateur avait néanmoins salué l’avenant de l’accord de mise en œuvre du projet signé le 1er décembre de l’année dernière entre l’Ue et la Fao qui a permis  la prolongation de la période de mise en œuvre d’une année, c’est-à-dire du 1er décembre 2009 au 30 novembre 2010, et un accroissement du budget opérationnel du projet qui va de 7.380.000 à 7.915.000 Euros. Quant à la pérennisation de ce projet qui arrive à terme en novembre, il avait demandé aux participants de ne pas perdre de vue les axes majeurs de la stratégie qui avaient présidé  au diagnostic de 2003 et 2004 qui préconise pour l’aboutissement de ce projet, la mobilisation des ressources humaines, financières et matérielles sur les quinzaines d’années au profit de la recherche agricole et forestière. Et Ndiaga Gueye de faire remarquer que le souci de la pérennisation des acquis de Reafor devrait guider les débats, parce que c’est uniquement au prix d’un effort de mobilisation soutenu dans le temps que la recherche retrouvera ses pleines capacités à jouer son rôle  de moteur technologique du développement durable des secteurs agricole et forestier de la Rdc. Cependant, pour les résultats déjà visibles accomplis par ce projet, le représentant avait épinglé le renforcement des capacités humaines du système national de recherche agricole et forestière de la Rdc à travers une formation diplomate de près de soixante-dix chercheurs aux disciplines scientifiques agricoles et forestières, dont une cinquantaine au niveau de DEA et les autres au niveau doctoral ainsi que la formation continue de dizaines d’employés de l’Inera, le renforcement des capacités opérationnelles de l’Inera et de la Faculté des sciences de l’Université de Kisangani, la réhabilitation des infrastructures dans cette même université avec l’appui en matériel informatique ainsi que la connexion internet.
Pour rappel, le projet Reafor est financé au profit de la Rdc par l’Union européenne et c’est la Fao qui en assure l’exécution. Outre la participation de l‘Université de Kinshasa, celle de Kisangani et l’Inera, on a noté hier, la présence de beaucoup des partenaires à ce projet, notamment le docteur Robert Nasi du programme Director et le docteur  Stefan Hauser, représentant de l’Iita.

 

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