Les experts finalisent le projet de création de la Chambre des métiers et artisanat en RDC

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Le projet de création de la 1 ère Chambre des métiers et artisanat en Rdc, initié par le ministère de l’EPSP et approuvé par une commission technique interministérielle sous la direction du Premier ministre, est en cours de finalisation au niveau du panel d’experts des ministères de l’EPSP, de l’Emploi, Travail et Prévoyance sociale, de la Jeunesse, Sports, Culture et Arts, des Affaires sociales, Action humanitaire et Solidarité nationale, du Genre, Famille et Enfant, du Plan et Suivi de la mise en œuvre de la Révolution de la modernité, et de l’ESURS. Les cadres de ces différents ministères se sont réunis, comme il faudrait le rappeler, pendant deux jours, du vendredi 21 et samedi 22 juin 2013, au Sernafor, dans le cadre de l’atelier d’informations et d’échanges sur la mise en place de la Chambre des métiers et artisanat. Pour recueillir également les avis tout aussi importants des professionnels du système éducatif et du secteur privé, les organisateurs ont associé aux travaux, des représentants de la FEC, Copemeco, de l’Anep, de la Fenapec, et des responsables de quelques écoles techniques et centres de formation professionnelle. Les débats ont ainsi enregistré un enrichissement particulier sur les expériences de la Chambre des métiers et artisanale de la France et de la Côte-d’Ivoire, en attendant que la collecte des idées soit étendue à d’autres structures similaires de l’Asie.

 Ce travail participatif de réflexion qui a requis l’assistance technique de Dr Joël Leroy, coordinateur du Projet CTB/ Appui à l’Enseignement technique et formation professionnelle, et de Désiré Nkoy, expert pédagogue national, a nécessité la collaboration des experts de la diaspora congolaise de Marseille et de la Suisse, regroupés au sein de la Synergie congolaise pour la coopération décentralisée et le développement local ( SYCCODE), chapeautée par Léonard Katende  et la Coordination pour la médiation intercongolaise ( CMIC) conduite par le secrétaire général Jeannot Bimwala. Le conseiller Ngandu du ministère de l’EPSP assurait la modération des travaux.

            Le ministre de l’EPSP a souligné à l’ouverture des travaux de cet atelier, les quelques avancées réalisées dans le système éducatif congolais, notamment la réforme curriculaire de l’ETFP, touchant la rénovation des programmes de formation en approche par compétences, les mécanismes de suivi et de contrôle des apprentissages, l’évaluation et la certification. Des dispositifs innovants amènent les apprenants à développer des compétences indispensables à l’exercice des métiers pour lesquels ils sont formés, grâce à la conceptualisation des apprentissages et au souhait de les rapprocher des situations professionnelles réelles. Maker Mwangu s’attend à ce que la poursuite de ces efforts permet d’espérer qu’à court terme, les structures de formation technique et formation professionnelle sauront mettre à la disposition de notre pays, une main d’œuvre qualifiée et performante, adaptée aux besoins du marché et du contexte de développement socio-économique. Voulant garantir un rôle normatif dans l’exercice des métiers en RDC, en prolongement de ses actions de suivi-contrôle des apprentissages, d’évaluation et de certification au niveau du système éducatif, le ministre Maker Mwangu a exprimé la détermination de son ministère de piloter cette innovation dans une dyna          mique interministérielle et intersectorielle comprenant des acteurs du secteur.

            Après avoir défini la Chambre nationale des métiers et de l’artisanat comme étant une chambre consulaire chargée des questions intéressant le développement, la mise aux normes, l’accès à l’exercice des métiers et de l’artisanat, il attend des experts, des propositions concrètes sur le renforcement du rôle régulateur de la CMA, ainsi que sa mission d’orientation, de guidance, de formation, de conseil, d’immatriculation/identification et de représentation auprès des pouvoirs publics. Et également celle de veille permanente sur le respect des normes de qualification et d’accès aux métiers.

Le projet des experts requiert l’enrichissement de plusieurs expériences 

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            A la clôture des travaux, il s’est réjoui des résultats encourageants enregistrés par les participants qui permettront à son ministère d’engager d’autres réformes. Il a fait appel aux partenaires techniques et financiers de soutenir ce projet, afin de relever les défis de la mise en œuvre d’une CMA en RDC. Il a remercié la CTB, le coordinateur du projet d’appui à l’ETFP, Dr Joël Leroy, Désiré Nkoy, la délégation des membres de la diaspora congolaise de Marseille, et n’a pas manqué de féliciter tous les participants. Maker Mwangu espère présenter ce dossier au Conseil des ministres qui, il l’a répété, a reçu l’aval du Premier ministre, avant d’indiquer que nous n’avons plus de temps à perdre.

            Le secrétaire général à l’EPSP, Lufunisabo Bundoki, et l’inspecteur général à l’EPSP, ont reconnu pour leur part, l’importance de ce travail dont la réussite tient à la mise en commun des expériences accumulées par les uns et les autres, dans leurs milieux professionnels, surtout que le gouvernement s’est impliqué dans le processus de sa mise en œuvre.

Auparavant, le rapporteur général, le directeur général Jean-Baptiste Mbaya de la formation non formelle au ministère des Affaires sociales, Action humanitaire et Solidarité nationale, a lu la synthèse des travaux de cet atelier, qui s’est appuyé sur trois thèmes. Le premier portait sur «  L’artisanat et la chambre de métiers en France et en Côte-d’Ivoire ». Le second exposé d’orientation était intitulé : «  Le processus et les perspectives pour la mise en place d’une chambre de métiers et de l’artisanat en RDC ». Et le troisième exposé tournait autour du cadre national de qualification et de certification. S’il s’est dégagé un consensus unanime pour la création et la mise en place d’une chambre de métiers et de l’artisanat, les cinq groupes de travail ont formulé une série de recommandations qui seront harmonisées par une équipe restreinte, avant d’être soumises au ministre de l’EPSP.

            Abordé par la presse à l’issue de cet atelier, Dr Joël Leroy, le coordinateur du projet d’appui à l’ETFP s’est réjoui de constater qu’après le premier travail de débroussaillage du projet de création de la Chambre des métiers et de l’artisanat, réalisé par sa structure avec la collaboration de la diaspora, les experts intéressés à cette structure, viennent d’apporter suffisamment des éclairages. La suite de ce projet est qu’ils vont puiser dans les expériences des autres pays, tout ce qui peut concourir à l’harmonisation de différentes propositions et à sa concrétisation, afin d’aboutir également à la mise en place d’un cadre national de qualification et de certification pouvant réguler l’exercice des métiers et de l’artisanat.

                                                                                                            J.R.T. 

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