Les experts d’Eupol RD Congo outillent les cadres de la Police judiciaire en criminalistique

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eupolAprès 75 agents et cadres des brigades centrales de la police judiciaire, 25 autres viennent de terminer la session de formation en criminalistique qui s’est déroulée du 7 au 11 avril 2014, à l’Ecole de formation des officiers de la police judiciaire  ( EFOPJ) à Ndolo, dans la commune de Barumbu. La clôture de ce programme de renforcement des capacités, sobre, mais pleine de symboles, est intervenue le vendredi 11 avril 2014. Elle a connu plusieurs allocutions.

 Le commissaire général adjoint chargé de la police judiciaire, l’inspecteur général Jean Baelongandi, a au nom du commissaire général de la Police nationale congolaise empêché, remercié tous les partenaires qui appuient la réforme de ce corps et particulièrement la Mission Eupol RD Congo pour tout son soutien et dont le projet arrive bientôt à terme.

            Soulignant l’importance de ces deux sessions de formation, la première sur la criminalistique et la seconde, pour les analystes, l’inspecteur général Jean Baelongandi, note qu’avec cette formation, les agents de la police judiciaire sont désormais outillés pour récolter avec professionnalisme tous les indices matériels utiles pour la reconstitution des faits et l’identification des auteurs des crimes. Et les capacités de la police judiciaire dans la collecte des preuves scientifiques des crimes sont ainsi renforcées.

  Devant l’immensité du territoire de notre pays, comme il faudrait le souligner, les défis de doter tous les commissariats de laboratoires d’agents et cadres formés en criminalistique et en laboratoires de la police technique et scientifique, sont importants. A ce sujet, le commissaire général adjoint chargé de la Police judiciaire a plaidé pour l’appui des partenaires extérieurs.

Pour sa part, le chef de mission adjoint de la mission Eupol RD Congo a indiqué que cette formation devait permettre à la PNC, d’être plus efficace dans le traitement de différentes affaires judiciaires dont elle est saisie. Et d’ajouter que cette capacité qui peut constituer une vraie aide à l’enquête, apparait indispensable dans la perspective de la mise en place d’une police qui soit un grand service public, moderne et efficace, respectueux des règles de l’Etat de droit.

 Des défis pour déployer la PTS sur l’ensemble de la RDC

 Après avoir exhorté les stagiaires à valoriser pleinement la formation reçue, le commissaire de police Nicolas Violland a indiqué que cette formation était la dernière activité dans le domaine de la PTS, de sa mission dont le mandat  doit s’achever à la fin du mois de septembre de cette année. Aussi il a évoqué les principaux axes de l’action de sa mission pour l’appui à la Police technique et scientifique depuis la création de son laboratoire en 2009. Ce soutien, a-t-il dit, avait consisté à accompagner le déploiement de 10 antennes provinciales de la PTS sur l’ensemble du territoire congolais, tandis que 28 bureaux de signalisations judiciaires ont été ouverts à Kinshasa.

            Le commissaire de police Nicolas Violland a signalé d’autre part le renforcement des capacités de près de 350 spécialistes, des OPJ et des magistrats civils et militaires, sensibilisés sur les capacités d’analyses et d’enquêtes du laboratoire de PTS, ainsi que sur la méthodologie d’intervention de mise en œuvre sur les scènes de crimes.

            La Mission Eupol a apporté, a-t-il poursuivi, son expertise dans l’harmonisation des techniques d’identification des individus. Ce qui permet de moderniser et de rendre compatibles les techniques d’investigation pour l’ensemble des spécialistes de la PNC.

            Enfin, il a souligné la collaboration  avec les autres partenaires internationaux dont GIZ, la coopération française, dans le soutien apporté au domaine de la PTS.

Prenant la parole à son tour, le directeur de la PTS,  Jean-Paul Kasongo, a relevé les différences entre la criminalistique et la criminologie. Si la criminologie étudie les causes et les manifestations du phénomène criminel, a-t-il fait savoir, la criminalistique a un objectif ponctuel qui est la recherche et l’exploitation des indices en vue d’identifier l’auteur d’un crime. Et de rappeler que lorsqu’un criminel commet un crime, il laisse toujours des traces sur le lieu, et en quittant la scène, il en emporte aussi sur sa personne, sur ses vêtements et sur les instruments qu’il a utilisés.

            Pour ce spécialiste des enquêtes criminelles, ces traces renseignent sur la façon dont le crime a été commis, et sur l’identité de son auteur. C’est ainsi que la PTS présente un grand intérêt pour les magistrats, les enquêteurs, les fonctionnaires ou experts qui participent à la répression, mais aussi aux esprits qui veillent à la lutte contre la criminalité.  La présentation des preuves scientifiques par les spécialistes permet au tribunal d’étayer ses conclusions.

Après une brève présentation des changements intervenus à la PTS, le directeur Kasongo Bepete Bekkas a remercié les partenaires pour les actions entreprises, notamment le déploiement d’antennes et des bureaux PTS en RDC, la formation et la sensibilisation, l’harmonisation des techniques de signalisation et l’appui logistique.

            Deux des récipiendaires des deux formations sur la criminalistique et les analystes, ont quant à eux, remercié leurs formateurs et promis de mettre en pratique les techniques de  la PTS apprises. Notons qu’à la fin de la manifestation, la représentante de GIZ a remis au commissaire général adjoint de la PNC et au directeur de la PTS, le manuel pratique de la PTS élaboré par GIZ et la mission Eupol RD Congo.

                                                  J.R.T.

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