Les experts américains crucifient la CENI

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Après un séjour infructueux en République démocratique du Congo à l’invitation de la Ceni (Commission électorale nationale indépendante), du 5 au 13 janvier 2012, les experts électoraux du NDI et de l’IFES sont arrivés à une conclusion. Il faut une évaluation générale du processus électoral en République démocratique du Congo, telle est  la recommandation qu’ils suggèrent aux officiels congolais notamment ceux ayant en charge l’organisation et la gestion des élections.

Pour ce faire, «La mission conjointe conclut qu’une participation significative de tous les acteurs concernés et l’accès à tous les matériels électoraux pertinents sont nécessaires pour une évaluation générale», souligne la déclaration de Washington DC émise le 25 janvier dernier.
En effet, ces experts sont notamment des représentants de l’IFES (Fondation internationale pour les systèmes électoraux) et du NDI (Institut national démocratique pour les affaires internationales). Ils ont séjourné en République démocratique du Congo, particulièrement dans la capitale Kinshasa du 5 au 13 janvier 2012, à l’invitation de la Commission électorale nationale indépendante en vue d’entrevoir des voies et moyens pour la faisabilité d’une évaluation des résultats des législatives du 28 novembre.

Mais malheureusement, ils étaient rentrés le 14 du même mois sans réaliser le travail pour lequel ils ont été invités ! Raison : la Ceni leur avait refusé l’accès aux données nécessaires dont ils avaient besoin pour mieux faire leur travail. Il s’agit notamment du serveur central, du fichier électoral, de la cartographie des bureaux de vote, etc. Et pourtant c’est elle-même, la Ceni, qui les avait invités pour ce faire!
Ainsi, n’ayant pas obtenu ces données qui devaient leur servir d’indicateurs dans leur travail, les experts anglo-saxons avaient jugé bon de plier bagages. Et la Ceni, à son tour, s’était entêté de poursuivre la publication des résultats malgré le tollé général que cela suscitait et continue de susciter à ce jour.
Il importe de rappeler que pendant leur séjour au Congo démocratique, les experts avaient conféré avec plusieurs acteurs impliqués dans le processus électoral afin de se faire l’idée générale, avant d’entamer le travail de fond pour lequel ils ont été invités.
« Les experts se sont entretenus avec les autorités électorales, les principaux partis politiques, les observateurs électoraux congolais et internationaux et d’autres acteurs, avec pour objectif de déterminer la faisabilité d’une évaluation complète du processus par une mission ultérieure. L’équipe a conclu à l’impossibilité d’effectuer une telle évaluation générale dans le contexte actuel ».

En plus, les experts électoraux de l’Ifes et de Ndi renseignent dans le même document qu’ils avaient partagé ces conclusions avec les responsables de la Commission électorale nationale indépendante le 12 janvier, en confirmant leur disponibilité à appuyer une telle évaluation au cas où leur assistance serait sollicitée.
Par ailleurs, on insignale que la mission des experts était financée par l’Agence des Etats unis pour le développement international, USAID.                       

Dom

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