Les étudiantes de l’Unikin fixées sur le choix des métiers

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Un consortium d’Ongs  bat campagne  en milieu universitaire sur le leadership féminin, le genre et  les agressions sexuelles.  Destinée aux étudiantes en droit,  cette campagne est  parrainée par l’ Ambassade du Royaume  des Pays Bas.  Ces Ongs ont pour noms : La Ligue de la Zone Afrique pour la Défense des Droits des Enfants et Elèves « Lizadeel », Elaeis, Union Chrétienne  Féminine « YWCA », RDC, Détectives Experts pour les Droits au  Quotidien «  Dedq » et  les associations des femmes avocates et  magistrates.. Le samedi 19 février 2011,  Alice Mirimo de l’YWCA, et coordinatrice dudit projet et ses pairs s’étaient rendus à l’Unikin, plus précisément à l’amphithéâtre de la faculté de Droit.

 

    Renforcer le plaidoyer mené par le groupe thématique genre pour la féminisation des professions judicaires et autres postes à caractère juridique, susciter auprès de l’élite universitaire  le goût   pour l’armée, la police …, sensibiliser  sur les violences faites à la femme  sont les objectifs assignés à ces journées de sensibilisation.

    Et cela à travers les échanges d’expériences des intervenantes,   et en donnant l’occasion aux étudiantes d’exprimer leurs préoccupations.

    Dans son mot, Alice Mirimo a laissé entendre que dans le Document Stratégique pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté « DSCRP », le genre fait partie des axes d’intervention. Dans le cadre des réalisations des activités dans le Plan d’Action 2009,   les membres du groupe Genre avaient initié un plaidoyer auprès des autorités politiques, judiciaires, policières…. .pour la féminisation des professions de la filière judiciaire.

    Le constat fait est que la prédominance des hommes dans le domaine judiciaire ne favorise pas  une attention suffisante sur le problème d’impunité en ce qui concerne les violences faites aux femmes.        Le décor ainsi planté, Annie Wadi, Joséphine Mfulu, Alice Mirimo ont parlé de leurs parcours professionnels.  Ces juristes, mères de famille, oeuvrent dans la magistrature, le barreau, les cabinets ministériels. On les a vues aussi récemment  dans des bureaux d’audit, des sociétés minières, consultantes etc.

    Annie Wadi, Emery Nkanka , directeur exécutif de la Lizadeel, Joséphine Mfulu  ont fait comprendre  aux étudiantes de l’Unikin qu’elles ont intérêt à éviter la facilité, ou encore le phénomène « cotes sexuellement transmissible ».

    Les filles sont capables de rivaliser avec les garçons dans plusieurs domaines, ont-ils dit.

Avec la volonté, elles peuvent aller loin.

    Ce n’est pas normal qu’après avoir passé plusieurs années à l’université, certaines filles s’intéressent uniquement au mariage.

«  . Le Congo attend beaucoup de vous. Hormis le barreau, la magistrature, les futurs juristes peuvent être dans les ong, l’armée, la police, les cabinets ministériels, les organisations internationales… », ont –ajouté Annie Wadi ; Joséphine Mfulu.

    Annie Kenda, fonctionnaire au ministère du Genre, a de son côté planché sur la politique gouvernementale en matière de genre.

    Elle s’est attardée  sur les efforts menés par la RDC en matière des droits humains, la persistance des inégalités dans plusieurs domaines. La Constitution du 18 février 2006  en ses articles 12,13 consacrent  l’égalité des droits et des chances  de tous les citoyens, a-t-elle souligné.

    Elle  s’est étendue  sur les concepts genre, discrimination,  égalité des sexes, la discrimination positive, les domaines d’intervention du genre….

    Abordant la problématique des violences faites à la femme, elle est revenue sur le cas des femmes rurales d’un coin du pays pour lesquelles, elles avaient installé des robinets.

    Curieusement, les bénéficiaires, non contentes de n’avoir pas été associées, à la réalisation de ce  projet ,  ont fait grise mine.

    A les en croire, c’est en se rendant à la rivière pour puiser de l’eau qu’elles pouvaient échanger sur les problèmes qui les accablent.

    De son côté, Me Nadine Keto, s’est interrogée : doit-on éprouver du plaisir à voir des femmes mariées être traitées comme  des esclaves ?

    Dans la foulée, Annie Wadi a commenté   la nouvelle loi sur les violences sexuelles qui est mieux élaborée en matière de viol.

    Dans le volet questions, les hôtes du consortium ont voulu avoir des précisions sur l’assistance offerte par la Lizadeel ou d’autres structures similaires. Que faire si une stagiaire fait objet de harcèlement sexuel de la part d’un magistrat influent ?  Les victimes des violences sexuelles reçoivent-elles une assistance intégrale ( judiciaire, médicale…), ?

 

Jean- Pierre Nkutu

 

 

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