Les étudiantes de l’ULK fixées sur les métiers à caractère juridique

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Les étudiantes en droit de l’Université Libre de Kinshasa « ULK » ont été  sensibilisées   hier mercredi 16 mars 2011 par un consortium d’ongs  sur les opportunités  offertes aux futurs juristes .  Susciter auprès de la gent féminine  le goût pour l’armée et la police, échanger sur les violences sexuelles… sont aussi  les  objectifs de cette campagne en milieu universitaire. Et cela par le témoignage des intervenantes, en majorité juristes.  Cette campagne est appuyée par l’ambassade du Royaume des Pays-Bas.
 Elle  est initiée  par la Ligue de la Zone Afrique pour la Défense des Droits des Enfants et Elèves « Lizadeel »,   Elaeis, l’Union
Chrétienne Féminine « YWCA », Détectives Experts pour les Droits au Quotidien « Dedq », les avocates et magistrates. On a noté la présence hier   à l’ULK des  magistrates militaires, de Marie José Mujinga, conseillère à la Cour d’Appel de la Gombe,  du secrétaire académique Tshungu….. La coordinatrice de cette campagne a  dit  aux étudiants que tout est parti des  activités pour le compte du Document Stratégique pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté « DSCRP » .

       Certaines longs travaillaient pour le groupe thématique genre. Les bailleurs des fonds et les délégués du gouvernement étaient  présents à ces travaux. Ils  ont alors  ficelé ce  projet.
       C’est en raison de la faible représentativité des femmes dans des instances de décision que nous sommes venus ici. . Plusieurs postes sont à notre portée, a-t-elle souligné. Citant pêle-mêle, la magistrature, le barreau,, les cabinets ministériels….
« Pour faire un choix sur un quelconque métier, vous devez avoir de l’ambition. Nous  avons décidé de témoigner pour vous inciter à suivre nos exemples », a dit Alice Mirimo.
       Les deux magistrates militaires ont  ouvert le bal. La  capitaine Nseya et la lieutenante Prudence Mbambi ont dit avoir intégré l’armée peu après la fin de leurs études. Il est demandé aux magistrats militaires de faire respecter le règlement militaire   et la discipline au sein de l’armée.  Fille d’un soldat, Prudence Mbambi a reconnu avoir travaillé durement aux côtés des hommes  pendant son passage au centre de formation.  Ayant décidé de s’imposer une certaine discipline  pour relever le défi, elle est fière  de faire partie d’une corporation où les femmes se comptent du bout des doigts.
        L’inspecteur adjoint Chantal Apendeki a parlé de  son travail dans la police, dans le comité de suivi pour la réforme de la police…

Touche personnelle

       Du côté des « civils », le témoignage de Mujinga Bimansha a été certainement l’intervention phare de la journée. Recrutée comme conseillère juridique dans une société de la place et grassement payée, elle s’était  décidée plus tard  à se séparer de son employeur pour des raisons personnelles. Elle s’est orientée  vers la magistrature. Promue juge présidente au TGI de Matete et de Ndjili après avoir été longtemps  juge,  cette dame a précisé  aimer vraiment
son métier.
       « Je me pointais au TGI à 8 heures, et les audiences démarraient une heure plus tard », a-t-elle souligné. Elle a souligné que la parité n’a rien à voir  avec le mariage. Le mari reste le chef du foyer, a ajouté la présidente des femmes magistrates. Des étudiantes ont posé des questions sur le harcèlement sexuel.

Jean-Pierre Nkutu

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