Les élèves de Saint Charles Lwanga exhortés à l’amour

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Un biblio-forum a été organisé hier mercredi 25 mars 2015 par les étudiants de la section Animation Culturelle de l’Institut National des Arts (INA), à l’intention des élèves du collège Saint Charles Lwanga, dans la commune de Barumbu. A cette occasion, les élèves de 5ème littéraire, biochimie et commerciale, ont pris part à l’exposé sur le livre « Les moisissures », fait par son auteur, Père Rogatien Munzubu, en présence des autorités de cet établissement, Scolastique Nseya Kabongo et Constantin Mawana, respectivement préfet et directeur des études, et de Jean-Claude Diyongo Pululu, professeur des Relations Publique à l’INA.

En effet, « les moisissures » est un livre de 70 poèmes utilisant un langage imagé, porteur chacun de messages sur divers plans (philosophique, religieux, traditionnel, écologique, fraternel, etc.), concernant les relations que l’Homme entretien avec son semblable et son Dieu.
Comme l’a expliqué l’auteur de l’œuvre, le mot «moisissure» faisant allusion à la pourriture qui entame un fruit ou un organe donné, symbolise les maux qui corrompent les relations humaines lorsque celles-ci ne sont pas bien entretenues. Il  a décortiqué son message en indiquant qu’il n’existe pas de relations sans blessures, car chaque contact avec l’autre, avec son message ou son problème, est en réalité une flèche qui transperce le cœur. Et la plaie qui résulte de ce contact symbolise l’amour que l’on exprime ou qu’on refuse.
Selon le Père Rogatien Munzubu,  tout chrétien est un blessé, étant donné qu’il n’ya pas d’amour sans blessure. A cet effet, l’écrivain a laissé entendre que le plus important, c’est de soigner la blessure pour qu’elle ne pourrisse pas. Chacun doit donc soigné sa blessure pour que les moisissures ne la rongent pas, a-t-il souligné.
Pour une meilleure compréhension par son auditoire, l’auteur a illustré son message par les différentes pratiques immorales (corruption, tricherie, paresse, etc.) qui gangrènent actuellement le milieu scolaire, mettant ainsi en péril l’avenir de toute une génération.
En plus de ce message, le Père Rogatien Munzubu a relevé que ce livre revêt un côté pédagogique et architectural capable d’inspirer les architectes. Il est une actualisation de la grammaire française, avec les accords des adjectifs, de nouvelles figures de style et aussi certains néologismes propres à l’auteur, créés en partant des mots d’origine grecque.
Prenant la parole à son tour, le professeur Jean-Claude Diyongo Pululu  a salué cette œuvre tout en soulignant que le pays souffre d’une mauvaise gestion, à cause de la présence des moisissures même dans les dirigeants. A la veille des élections, il a appelé la jeunesse présente à voter les bonnes personnes afin d’éviter cette gangrène.
Myriam Iragi Maroy