Les églises « évangélisent » contre la mortalité infantile

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Les confessions religieuses de la Rd Congo se sont lancées, depuis le jeudi 16 décembre 2010, à travers leurs paroisses respectives, dans la formation de  leurs fidèles respectifs au respect des gestes simples mais combien importants pour la survie des enfants dans notre pays. Cette opération qui entre dans le cadre du « Partenariat UNICEF – Confessions religieuses (SASDE) – Promotions pratiques familiales essentielles (PFE) » vise à combattre la mortalité infantile qui est très élevée en Afrique et particulièrement dans notre pays. Pour atteindre ce niveau de vulgarisation des pratiques essentielles pour la survie des enfants et même des femmes enceintes, le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) a commencé par conscientiser les leaders religieux de notre pays sur le rôle que les églises jouent dans l’amélioration de la vie des leurs fidèles en général, mais surtout des enfants et des femmes enceintes en particulier. Plusieurs églises ont été conviées à cette rencontre de sensibilisation qui s’était déroulée dans la salle de conférence de la Paroisse catholique Notre Dame de Fatima. 
          Plusieurs églises, parmi lesquelles l’Eglise catholique (Cenco), l’Eglise du Christ au Congo (église protestante), l’Eglise de Jésus-Christ sur la terre par le Prophète Simon Kimbangu (E.J.C.S.K.), la Communauté islamique au Congo et des représentants des Eglises de Réveil au Congo ont été conviées à cette sensibilisation. Une session de formation des formateurs de ces églises, assurée par les experts de l’Unicef et des spécialistes du ministère de la Santé, s’en était suivie quelques mois après. Le renforcement des capacités était axé sur le  lavage des mains à l’eau propre, au savon ou à la cendre ; l’utilisation de la moustiquaire imprégnée d’insecticide ; l’allaitement maternel exclusif jusqu’à six mois ; la prise en charge correcte des cas de diarrhée à domicile et la vaccination complète des enfants de moins d’un an avant leur premier anniversaire et des femmes enceintes.
CEBCO/Kiyimbi à Lemba a diffusée les cinq pratiques essentielles pour combattre la mortalité infantile dans ses rangs
          Martine Tshinguta, qui est chargée de la communication à l’Eglise du Christ au Congo a entretenu, du 16 au 17 décembre 2010,  une cinquantaine de fidèles de la CBCO/Kiyimbi, dans la commune de Lemba, sur cette question.  Cette diffusion des informations essentielles s’est déroulée au sein du temple de cette église sise sur l’avenue Kiyimbi, à Lemba. Après une introduction sur l’importance de cette formation pour les familles congolaises, Martine Tshinguta a souligné le faible taux de personnes qui se lavent correctement les mains au savon ou à la cendre pendant les trois moments critiques : avant la préparation de repas ; avant de manger et après avoir été aux toilettes. Pour elle, se laver les mains en ces trois moments sauve la  vie et évite plus de la moitié des maladies et des décès dont sont victimes les jeunes enfants du fait des microbes qu’ils avalent soit par l’eau, soit par les aliments (fruits non lavés…) soit par les mains sales ; cela évite aussi des maladies comme la diarrhée, la fièvre typhoïde ou les vers intestinaux. Enfin, ces gestes éliminent les microbes qui pourraient se trouver sur la peau et les empêchent de se déposer sur la nourriture et de pénétrer dans la bouche. 
          Elle est revenue sur l’importance de l’usage de la moustiquaire imprégnée d’insecticide et a noté le faible taux des familles qui dorment sous ces moustiquaires ; malgré que ce geste protège contre les piqûres des moustiques qui transmettent la malaria. Utiliser les moustiquaires imprégnées d’insecticide permet ainsi de réduire considérablement les décès dus à la malaria. Au sujet de l’allaitement maternel exclusif jusqu’à six mois, elle a noté que durant les premiers six mois, le lait maternel est la meilleure nourriture qui soit pour un bébé parce qu’il contient tous les éléments nutritifs et cet allaitement exclusif au lait maternel protège de la diarrhée, de la toux et de la pneumonie. Il ne demande aucune préparation et ne coûte rien. Elle a aussi donné des conseils utiles sur la prise en charge correcte des cas de diarrhée à domicile pour éviter la perte d’eau due à la diarrhée qui peut tuer l’enfant, car les enfants meurent plus facilement de la diarrhée que des adultes. Enfin, en parlant de la vaccination, elle a expliqué que c’est le meilleur moyen de réduire les cas de décès dus aux maladies évitables car le vaccin offre une protection contre  plusieurs maladies comme la rougeole, le tétanos, la polio, la diphtérie, la tuberculose, la coqueluche, la fièvre jaune, l’hépatite B. Elle a conclu en montrant qu’un enfant non vacciné risque d’attraper une de ces maladies, de rester handicapé à vie, de souffrir de malnutrition ou de mourir purement et simplement. 
SAKAZ

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