Les écrivains congolais prêts à se fédérer

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librairyLes écrivains congolais, toutes filières confondues, qui travaillaient en vase clos , ont décidé d’unir leurs forces. Ayant fait le constat que les lettres congolaises sont entrées en léthargie alors que le pays regorge d’écrivains de renom, ils se sont résolus à  mettre sur place une plate- forme regroupant l’ensemble des associations des écrivains, éditeurs, critiques littéraires, libraires, poètes….. L’autre raison d’unir leurs forces est que la littérature congolaise est largement méconnue  en RDC de même qu’en dehors de nos frontières. Ces couacs ont débouché sur une inscription insuffisante des auteurs congolais dans les  circuits de légitimation , de consécration tels que l’enseignement, l’édition-diffusion, les prix littéraires  et plus généralement la lecture.

Ceconstat a été fait le vendredi 28 février 2014 à la Délégation de la Wallonie Bruxelles, à travers une déclaration lue par André Yoka et rédigée  à Lubumbashi le 25 janvier, en marge de la tenue du colloque international en hommage à Mukala Kadima Nzuji

La constitution de cette plate-forme a été précédée par l’identification des associations littéraires existantes. Ce travail a déjà commencé à Lubumbashi et va s’étendre à plusieurs  coins du pays.

Un comité de réflexion  vient d’être mis en place pour voir comment regrouper les structures littéraires existantes dans un grand ensemble. Ce travail a été confié à Philippe Masegabio, ministre honoraire de la Culture…

Huit Mulongo (animateur principal du Centre d’Etudes Littéraires et de Traitement des Manuscrits ou Celtram) , Bestine Kazadi, Yoka, Mbuyamba…. font aussi partie de ce comité.

C’est en marge de la restitution des travaux du colloque international sur Mukala Kadima que les médias ont pris connaissance de cette information. En somme, les  hommes des lettres avaient promis le mois passé  d’évoquer le problème de la création de leur plate forme dans la capitale cuprifère, et d’en reparler dès leur retour dans la capitale.

Masegabio a présidé ces cogitations à Lubumbashi.

Huit Mulongo, initiateur dudit colloque (23- 25janvier 2014)  a fait savoir que le rendez-vous de la capitale cuprifère a connu un grand succès. La journée d’ouverture a été marquée par la conférence  inaugurale de Mukala.  Il y a eu ensuite des  communications, des témoignages, entre autres ceux de Clémentine Nzuji, sœur du célèbre écrivain, de Ngandu Kashama. Le récit de Clémentine était émouvant car cette dame a fait pleurer son frère.  Les participants ont pris aussi des recommandations.

Revenant sur la plate-forme, le numéro un de Celtram a fait observer que les écrivains congolais ont l’obligation de transcender leurs divergences.

« Chaque association va garder son autonomie »,a-t-il indiqué.

Etaient présents à la séance de restitution du colloque : la déléguée du Centre Wallonie Bruxelles « CWB », Kathryn Brahy, le conseiller de la section lushoise du CWB, Fabrice Sprimont, des écrivains bien sûrs.

Jean- Pierre Nkutu

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