Les droits de l’homme en RDC au centre des débats

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 Une rencontre a réuni le mardi 19 juin 2012, à l’Hôtel Memling, commune de la Gombe, la Délégation de l’Union européenne, des représentants des Etats membres et une trentaine d’organisations non gouvernementales (Ong) du secteur des Droits de l’Homme. Organisée sur invitation de la Délégation de l’Union européenne, cette rencontre annuelle a permis, selon une note d’information publiée à la fin des concertations, d’approfondir et de donner une nouvelle impulsion au dialogue sur les voies et moyens d’enraciner les droits de l’homme en République Démocratique du Congo. En prenant la parole pour introduire ces travaux, Jean-Michel Dumond, ambassadeur et chef de Délégation de l’Union européenne, a rappelé l’action inlassable de l’U.E. pour la promotion des droits de l’homme partout dans le monde et particulièrement en RDC.
Cette action se focalise, a-t-il noté, autour de trois axes majeurs qui sont : en premier lieu l’enracinement de la démocratie par l’appui au processus électoral, le respect des droits et liberté d’expression et de manifestation ; ensuite la construction d’un Etat de droit par la lutte contre l’impunité, la réforme de la police, de la justice et de l’armée ; la lutte contre les violences sexuelles ; le terme mis à l’utilisation des enfants dans les conflits armés ; l’abolition de la peine de mort ; l’adoption du Statut de Rome créant la Cour pénale internationale. Enfin, il y a l’action de l’U.E. pour le respect des droits de l’homme et des libertés publiques qui se caractérise par la mise en place d’une Commission nationale des Droits de l’Homme et l’amélioration de la situation des défenseurs des droits de l’homme.
 
Avec un milliard d’euros dépensé depuis 2006, l’UE est l’un des premiers donateurs en RDC
 
A cette occasion, Jean-Michel Dumond a souligné que l’U.E. appuie l’action des défenseurs des droits de l’homme. Elle soutient les activités des Ong actives dans ce domaine en apportant son appui à la réforme de la Justice. Et la lutte contre l’impunité est un élément essentiel de la construction d’une société juste. Dans cet esprit, il a précisé que l’UE a engagé avec le gouvernement congolais un programme d’appui à la Justice pour un montant de 48 millions d’euros. Elle consacre aussi, dans le cadre de sa coopération, plus de 200 millions d’euros par an à la RDC. Enfin, le chef de la Délégation européenne a constaté qu’avec un montant d’un milliard d’euros dépensés depuis 2006, l’UE se présente comme l’un des premiers donateurs en RDC. Et pendant les débats, la politique pratiquée par l’UE pour accorder son appui à l’une ou l’autre des Ong nationales ou internationales a été expliquée par le responsable en charge de ce secteur, pour permettre à chaque participant une meilleure maîtrise de cette coopération.
A la fin de la rencontre, les responsables des ong congolaises se sont exprimés pour apprécier cette réunion avec l’UE. Tout en regrettant parfois des règles trop strictes qui ne permettent pas à plusieurs ong congolaises – pourtant dans le besoin – de bénéficier de ces subventions. Nombre d’activistes des droits de l’homme ont déploré le manque d’une politique nationale des droits de l’homme depuis l’accession de notre pays à l’indépendance. Enfin, l’UE et les Ong présentes ont souhaité la continuité et l’approfondissement d’un tel dialogue pour le bien des populations bénéficiaires.
 
SAKAZ et Espérant Keke Mbonde (stg/Ifasic) 

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