Les députés congolais pour une tolérance politique réelle

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Chose promise, chose due. Ce vieil adage s’est concrétisé lundi à l’Assemblée nationale, où le patron de la Chambre basse, Evariste Boshab a présidé la toute première journée parlementaire de la législature en cours, axée sur le thème « Démocratie et Tolérance en politique ». Une première en République démocratique du Congo, puisque cela fait 20 ans qu’un tel événement de haute portée nationale n’avait pu avoir lieu.

En organisant cette activité, le Président de la Chambre basse a tenu ainsi à traduire en acte la promesse faite par lui-même lors de l’ouverture solennelle de la session  ordinaire en cours et, relayant en cela les recommandations du Secrétaire général de l’Union Interparlementaire, Anders Johnsson. Dans sa déclaration expédiée à l’Assemblée nationale, celui-ci note entre autres que les parlements en tant qu’institutions et les parlementaires en tant qu’individus devraient être préoccupés par le fossé qui sépare l’aspiration du public à une gouvernance démocratique et à un débat public vigoureux et l’opinion largement répandue que la vie politique est un champ clos qui fait peu de place aux opinions divergentes et à l’évaluation sincères de tous les grands choix possibles.

 Pour une tolérance réelle 

           « Il n’est pas bon pour la démocratie que son institution représentative clé- le parlement – soit tenue en piètre estime », ont ainsi martelé nombre d’intervenants qui se sont succédé du haut de l’hémicycle, comme pour renforcer les propos du président du Secrétaire général de l’Union interparlementaire contenus dans sa correspondance adressée au Professeur Boshab, en sa qualité de Président de l’Assemblée nationale.

            A l’issue de leurs assises, les députés congolais ont adopté un certain nombre de recommandations. Parmi lesquelles la promotion d’une réelle culture de tolérance politique, le respect de des dispositions constitutionnelles en matière de la liberté de la presse sans laquelle toutes les autres ne seraient pas garanties.

Pour être plus précis, ces recommandations et bien d’autres encore découlent des exposés pertinents d’éminentes personnalités invitées par le Bureau de l’Assemblée nationale.

            C’est le cas du Président de l’Assemblée nationale du Congo Brazzaville, Justin Koumba. Le cas également du député Didier  Molisho Saidi, président d’un groupe parlementaire membre de la majorité et  auteur d’une intervention très applaudie portant sur le thème « La promotion de la démocratie et le Parlement : comment et pourquoi faire » ? Il y a aussi le Professeur communicologue Jean Chrétien Ekambo Duasenge de l’Institut facultaire des sciences de l’information et de la communication, qui a planché sur «  Tolérance en politique et médias ». Avant lui, un autre professeur d’université, en l’occurrence le juriste pénaliste Akele Adau, avait eu la charge d’exposer sur une dimension pénale de la question relative à la tolérance en politique.

 

G.K.

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