Les défenseurs des droits humains réclament l’annulation des résultats

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Plusieurs responsables des Ongs des droits humains – environ une cinquantaine – réclament purement et simplement l’annulation des résultats du double scrutin présidentiel et législatif du 28 novembre 2011.  Se basant sur une analyse des diverses péripéties (irrégularités, incidents et erreurs) qui ont émaillé le déroulement de ces élections, ils se disent convaincus que ces élections ne sont pas crédibles et  transparentes. Parmi les ONGs concernées, on retrouve les grands noms du monde associatif, tels que Groupe AMOS, l’O.S.D, la L.E, Toges Noires, Codhod, Linelit, R.A.F, Forfem, etc. 
               
Dans une déclaration qu’ils ont signée et remise à notre rédaction en date du 28 décembre 2011, ces responsables estiment qu’à cause des  irrégularités, les résultats de ces élections proclamés par la CENI ne peuvent être opposables au Peuple et appellent à leur annulation, car elles provoquent une querelle de légitimité. En effet, cette déclaration souligne les irrégularités et erreurs graves qui ont caractérisé les élections du 28 novembre dernier dans notre pays ; situations dénoncées, selon les ongs, par les missions d’observation électorale tant nationales qu’internationales, sans oublier que le Président Joseph Kabila lui-même, le gouvernement de la République, la CENI et certaines confessions religieuses ont tous reconnu ces irrégularités.
 
               Pour les ONGs de droits de l’Homme, des telles irrégularités et erreurs  entachent de manière déterminante les résultats des élections présidentielle et législatives, du fait qu’il est avéré que des actes de fraude massive ont été enregistrés partout sur l’ensemble du territoire national dans différents bureaux et centres de vote. En outre, ces ONGs pointent d’un doigt accusateur le manque de transparence et le désordre  qui ont régné et persisté dans la gestion de tout ce processus électoral et en particulier dans le travail de compilation des résultats. Tout cela les amène à conclure à la nécessité de l’annulation de ce double scrutin pour respecter la volonté du peuple congolais. 
 
               Par ailleurs, après cette annulation, ils proposent qu’une structure neutre pour organiser, dans un délai raisonnable, des élections libres, transparentes et réellement démocratiques où la volonté du souverain primaire sera totalement respectée. Pour aboutir à ce résultat et faire pression sur l’opinion tant nationale qu’internationale, ces défenseurs des droits humains ont lancé un appel pour des actions non-violentes, telles que prévues par la Constitution de notre pays.
 
RSK
             

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