Les défenseurs des droits de l’homme appelés à militer contre la violence

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Le monde entier célèbre chaque 18 juillet, conformment à une Résolution de l’Assemblée Générale des Nations Unies votée en novembre 2009,  la journée internationale « Nelson Mandela », en hommage à sa contribution à la culture de la paix et de la liberté. A cette occasion,  l’ONG « Amis de Nelson Mandela pour la défense des droits humains » a commémoré cette journée le samedi 18 juillet, dans la salle de spectacles de la paroisse Saint Joseph, située dans la commune de Kalamu.

Selon lAdonat Mpakebon, coordonnateur des programmes de cette ONG, la célébration de cette journée en RDC se justifie par le fait que Nelson Mandela, dans sa lutte, n’a pas seulement milité  contre le non racisme comme plusieurs personnes le pensent, mais aussi contre le respect des droits de l’homme. Il fut l’homme dont le dévouement à la liberté de son peuple a inspiré plusieurs défenseurs des droits de l’homme dont ceux des« Amis de Nelson Mandela », basés en RDC.

Adonat Mpakebon a rappelé que la vie de Nelson Mandela, marquée par son combat politique et son esprit de sacrifice, représente un exemple pour des millions de personnes à travers le globe. Sa capacité à résister aux pressions, son courage et son intégrité, ainsi que sa volonté d’apaisement et de pardon au lieu de la vengeance et de la haine étaient remarquables. D’où cette rencontre afin d’immortaliser toutes les actions menées par ce haut personnage.

Par ailleurs, ladite journée a été marquée par la projection du film« Les enfants de Soweto », qui revient sur  le massacre des enfants de Soweto, occasionnant de centaines de morts et de blessés parmi les écoliers en révolte. Une façon de faire voir à l’assemblée les conséquences de revendiquer ses droits dans la violence (pillages, destructions méchantes des biens publics, etc.) même si l’on a raison. Le coordonateur des « Amis de Nelson Mandela » a exhorté l’assemblée à toujours revendiquer  les droits de manière pacifique, peu importe les circonstances.

En effet dans ce film,  « Sarafina »  est l’actrice-écolière débutante dont la forte personnalité a valu des ennuis.

À force de mettre les pieds dans le plat, elle finit par se retrouver en prison dans ce pays où on ne plaisantait pas  avec ceux qui revendiquaient le droit de s’exprimer. Deux mois plus tard, elle réapparaît plus forte et plus convaincue que jamais. C’est là que le drame va éclater. Au cours d’une leçon de géographie, la maîtresse demande aux élèves de citer les noms des pays producteurs du pétrole. Lorsqu’un élève cite la Libye, un policier qui passait à proximité surgit dans la classe, brandissant son arme et accusant le prof d’enseigner le communisme aux enfants en leur parlant des pays comme la Libye. « Sarafina » a beau prendre la défense de la maîtresse et expliquer qu’il ne s’agit que d’un cours de géographie, rien n’y fait. Le policier se montre de plus en plus menaçant. Les élèves lui font face puis s’enfuient en le lapidant. Et soudain, c’est le drame !  Le policier tire et plusieurs enfants s’effondrent. Ce sera le point de départ d’une révolte dont le point culminant sera la fête de fin d’année de l’école. À cette occasion, les élèves montèrent un spectacle basé sur la libération espérée de Mandela. Tout naturellement, c’est la courageuse « Sarafina » qui tiendra le rôle du leader noir et prononcera le discours qu’elle imaginera pour celui-ci.

            «Libération maintenant! Education plus tard! C’est par ces mots que les enfants des lycées de Soweto ont commencé la révolte en 1976. Motif : ils refusaient un édit décrétant que tous les cours seraient donnés en Afrikaans. En fait, ce sont toutes les injustices du système d’apartheid qu’ils voulaient combattre. Suite à l’intervention de la police, une de leurs manifestations pacifiques s’est terminée en bain de sang: 400 morts dans les rangs des écoliers…  bien qu’ils remportèrent la victoire.

Perside DIAWAKU