Les décideurs politiques congolais interpellés

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Le Centre congolais de Lutte Anti Mines, la Compagnie Congolaise d’Interdiction des Mines ( CCIM) et Handicap International ont organisé conjointement en date du 22 novembre 2012 une table ronde  pour la ratification future  de la Convention internationale sur les droits des handicapés ( CIDPH) et l’adoption de la législation organique sur le handicap. Cette activité placée sous le patronage du ministère des Affaires Sociales, s’est tenue au Centre de Rééducation pour Handicapés Physiques ( CRHP).

Les organisateurs veulent amener les décideurs politiques congolais à faire inscrire la question de la ratification de la CIPDH à l’ordre du jour de la session extraordinaire du Parlement en janvier 2013.

Hormis les mots de circonstance du responsable de Handicap International et du délégué du ministre des Affaires Sociales, Action Humanitaire et Solidarité Nationale, plusieurs communications ont été faites ce jour là.

Catherine Stubbhe, directrice de programme d’Handicap International, Vita Malele, chargé de la coordination des activités de réadaptation des handicapés au ministère des Affaires Sociales, la députée Eve Bazaiba, André Tabaro de l’Association des survivants des mines, Musafiri Masuga, directeur du programme national de Réhabilitation à Base Communautaire au ministère de la Santé, Me Irène Esambo… ont parlé tour à tour de la CIPDH, de la proposition de la législation organique sur le handicap, de l’économie  de la proposition de loi portant protection et promotion des personnes avec handicap…..

Ils ont salué aussi les efforts accomplis par les acteurs sociaux congolais  et les Nations Unies pour la ratification de la CIPDH et l’adoption de la loi organique sur le handicap par le gouvernement congolais.

L’harmonisation et l’adoption des recommandations et résolutions a été assurée par Martin Lusambila de l’ong Parousia.

Tout en faisant ressortir les avancées en ce qui concerne la ratification par la RDC de la CIPDH et le chemin qui reste à parcourir pour l’aboutissement de ce processus, Catherine Stubbe, Vita Malele, Tabaro… ont admis la nécessité pour les acteurs étatiques et privés de travailler en synergie. Cela est nécessaire quand on sait que les actions menées depuis quatre ans de manière disparate pour faire de la RDC un des Etats parties de la CIPDH n’ont pas encore les résultats escomptés.

L’autre mérite de ladite Table Ronde a été de permettre aux participants d’avoir une idée claire de la convention, à savoir, son objet, ses principes généraux, la responsabilité des Etats, les mécanismes d’adhésion et bien sûr d’élaborer des recommandations.

Jean-Pierre Nkutu

 

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