Les conseils de la Suisse à la RD Congo

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 En marge du 719ème anniversaire de son pays, l’ambassadeur de Suisse en RD Congo, Linus Von Castelmur, a réuni du beau monde, Congolais et expatriés, hier jeudi 29 juillet 2010 au jardin de sa résidence. Occasion offerte au diplomate de souligner l’intérêt de son pays pour la RDC, Linus Von Castelmur a indiqué que chaque année, la Suisse contribue pour une trentaine de millions de dollars en faveur de notre pays, sous forme d’assistance humanitaire, de coopération au développement et de soutien à la stabilisation. Cependant, a-t-il noté, on ne développe pas un pays à travers l’assistance, aussi substantielle et bien conçue soit-elle. « Ce sont les investisseurs nationaux et internationaux qui créent le vivier économique et social qui permet de se développer » a-t-il clamé.

 Plaidant pour l’installation des conditions-cadre de réalisation des investissements, l’ambassadeur suisse a relevé que la sécurité physique des personnes, la stabilité politique et institutionnelle, la sécurité juridique et judiciaire ainsi qu’une garantie de protection des investissements sont primordiales. Pour lui, des procédures administratives transparentes et biens définies, le respect des engagements pris et une fiscalité équitable sont autant de préalables pour attirer et garder les investisseurs « sérieux » dans l’économie formelle.

 Quant aux facteurs humains, préalables d’un développent harmonieux, Linus Von Castelmur a préconisé un accent sur l’éducation de base, la formation professionnelle et un enseignement universitaire digne de ce nom, etc. Car, est-t-il convaincu, ce n’est qu’avec des têtes bien formées que l’on arrive à moderniser un pays.
 Défenseur des droits démocratiques et du respect des droits humains, la Suisse reconnait que la RDC a certes besoin d’une présidence et d’un gouvernement forts, mais aussi d’une opposition forte, de véritables débats d’idées et de mécanismes de contrôle au sein du parlement et des médias indépendants qui font leur travail d’information sans interférences, intimidation ou menaces.

 Enfin, saluant la volonté des autorités congolaises d’organiser les élections dans les délais impartis, la Suisse a néanmoins exprimé son scepticisme face au coût de ce cycle électoral 2010-2013 : 800 millions. « Comment la RDC pourra-t-elle financer cette somme ? Une révision substantielle à la baisse s’impose… », a-t-elle prôné.

Tshieke Bukasa
 

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