Les chrétiens invités à sonner la trompette de la libération

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Placée sous le thème «Jésus Christ et la marche cinquantenaire de la RDC », une conférence-débat s’est tenue le samedi 10 juillet 2010 dans la salle Bercy de l’Institut supérieur des arts et métiers (Isam) par le département des hommes du Centre missionnaire Philadelphie, en marge de la célébration du cinquantième anniversaire de l’indépendance de notre pays. Objectif poursuivi par cette activité, à en croire Paul-Thierry Kalonga, président dudit département, c’est d’impliquer le chrétien résigné souvent, dans la réflexion relative à l’évaluation de la marche du pays.

            Invité à animer la causerie, le pasteur Rémy Djunga de l’église Parole vivante a abordé le sous-thème « quelle église pour un Congo prospère ». Reconnaissant un bilan négatif, il a affirmé qu’au moment de la célébration du cinquantenaire, «l’heure est arrivée pour l’église de la RDC de sonner la trompette de la libération des captifs». Cela conformément aux écrits bibliques. Fondée sur la loi de Dieu, son intervention s’est attardée sur quelques recommandations par rapport à la marche de la nouvelle église de la RDC, notamment celle dite responsable, sacrificatrice et conquérante de montagnes, économique et politique. Aussi, l’église devrait-elle, a poursuivi le pasteur, produire de leaders dans tous les secteurs de la vie, orienter le peuple face à la situation de l’avenir et, finalement proclamer la libération comme ce fut le cas lors de l’apartheid en Afrique du sud.

            Deuxième orateur à intervenir, Martin Fayulu, leader du parti Engagement pour la citoyenneté et le développement (Ecidé), s’est apesanti sur le thème « quelle politique pour le Congo de demain ».  Cet élu de Ngaliema a reconnu que «le pays a été mal géré pendant les cinquante dernières années, non pas seulement à cause des autres, mais à cause de nous-mêmes». Favorable à la vision et au rêve du nouveau Congo, couchés dans le discours de Lumumba du 30 juin 1960, Martin Fayulu a dressé le portrait d’un Congo nouveau : un pays dirigé par de dirigeants «élus démocratiquement sur base d’un projet de société clair et une idéologie bien définie ». Toutefois, conclut-il, «les Congolais doivent déterminer les valeurs qui porteront ce Congo nouveau». Il s’agit de l’éducation, solidarité, justice, compétence, travail, diversité, responsabilité, civisme, etc.

            A l’issue d’un débat houleux, les chrétiens se sont  convenus de prendre leurs responsabilités en tant que «premiers nés de la nation» afin d’engager une série de réflexions pour baliser le chemin de l’avenir de la RDC. Aussi, ont-ils plaidé pour l’engagement politique du chrétien et sa participation effective dans le processus de développement de la RDC qui ne va pas à l’encontre de la parole biblique. 

Tshieke Bukasa

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