Les candidats à la succession de Matata dans le désespoir

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Zemanta Related Posts ThumbnailAlors que l’opinion attend fiévreusement et avec une impatience mal contenue, le discours du chef de l’Etat sur l’état de la nation devant le parlement réuni en congrès ; dans les milieux politiques, c’est l’expectative et l’incertitude du lendemain. Et pour cause ! Si dans un camp, on est curieux de savoir ce que Joseph Kabila va décripter dans les résolutions de concertations nationales ; dans l’autre camp, l’on s’attend à un chambardement dans les institutions publiques dicté par l’impératif de la  cohésion nationale, avec à la clef, la mise en place d’un gouvernement de large union nationale. Une fois de plus, certains concertateurs fantasment  au fil des spéculations qui circulent dans la ville haute, autour du projet d’un exécutif représentatif de tous les courants politiques. Une sorte de mosaïque politique où les animateurs des ministères seront recrutés non sur base de leur expertise avérée, mais de leur enthousiasme militant au sein de leurs formations politiques, et surtout de leurs accointances avec la Majorité présidentielle.

La cigale ayant chanté tout l’été, comme on peut s’en rendre compte, elle s’attend à un miracle ou à un véritable coup du hasard, pour trouver des provisions pendant l’hiver. Et c’est cela qui est surprenant avec la classe politique congolaise, dont on dit qu’elle a un penchant prononcé pour fréquenter la mangeoire. En effet, après avoir consacré leur énergie et leur temps à réfléchir sur le devenir de la nation, beaucoup espèrent récolter plus que le perdiem, c.à.d. la distribution des postes au niveau de l’exécutif, de la territoriale, du Portefeuille de l’Etat et même dans la diplomatie. Les concertateurs qui n’étaient pas satisfaits de la prise en charge par les organisateurs, de tous les frais d’hébergement, de restauration, de transport et de participation aux différentes séances de travail, pensent que le gros morceau qui reste et qu’il faut se partager, n’est autre que le chambardement de fond en comble, de la plupart des institutions publiques, où ils peuvent trouver chacun, un poste vacant. Quelques somnambules ont même confectionné leurs listes de candidature à soumettre pour le besoin de la cause. D’autres ne rêvent que des frais d’installation pour retaper leurs appartements, renouveler leur garde-robe et rajeunir leur harem des femmes. Ils ne voyent pas que le pays qui a enregistré un taux de croissance que lui envient d’autres pays africains, doit renaître de ses cendres dans plusieurs domaines et dans la plupart de secteurs d’activités.  Tout est donc à refaire, et tout est urgent et prioritaire. Raison pour laquelle les partenaires techniques et financiers de la RDC, conseillent d’amorcer les vrais changements de mentalités et de comportement. En d’autres termes, une nouvelle façon de gouverner la nation.

            Au niveau de l’opinion, c’est là que s’échappent la grogne, les grincements des dents et des pleurs. Pour la population, les concertations nationales devaient accoucher de la recette-miracle pour résoudre les principaux maux dont souffre notre pays. Et c’est dans ces milieux que la colère monte au jour le jour. En effet, l’opinion et une partie de la classe politique ne sont pas d’accord de revivre les mauvaises expériences du passé, avec le retour en force de ces individus qui s’étaient caractérisés par la mal gouvernance, la signature des contrats léonins, la dilapidation des deniers publics, le détournement des biens de l’Etat, la détérioration du climat des affaires, le tripatouillage avec certains partenaires extérieurs dans des opérations retour, etc, etc. Bref, ceux qui ont entraîné le pays dans le gouffre où il se trouve présentement. Et qui comble de malheur, sans s’être amendés, rêvent de rentrer aux affaires pour rééditer leurs sinistres exploits. Pour ces prophètes de malheurs, les obsèques du gouvernement Matata ne seront pas célébrées dans les jours à venir. Aussi tous ces candidats à sa succession sont-ils plongés dans le désespoir, ne comprenant pas pourquoi la machine s’est subitement grippée au moment où les carottes paraissaient cuites pour l’équipe gouvernementale en place.                                                                                                                                                                   J.R.T.

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