Les braqueurs reprennent l’offensive

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Le week-end dernier, le quartier Ma Campagne a été la cible des malfaiteurs qui ont agressé, selon des informations parvenues au Phare, quelques changeurs de monnaie installés au bord de  la voie principale. 

            Venus dans une voiture dont la marque n’a pas été identifiée, les brigands ont laissé leur comparse approcher les cambistes. C’était pour ce dernier, le temps de localiser ceux disposant des bottes des francs congolais et des liasses des devises, et de faire signe à la bande.

Quatre malabars sont aussitôt descendus en catastrophe de leur véhicule, alors que le chauffeur demeurait au volant, moteur en train de tourner, prêt à démarrer en trombe. Et avec armes pointées sur leurs victimes, ils ont arraché des sommes d’argent en monnaie locale et en devises.

            En quelques fractions de secondes, les voilà qui sautent dans leur véhicule en tirant des coups de feu en l’air, avant de s’évanouir dans la nature.

            Quartier Ngafani, commune de Selembao, la semaine passée, quatre hommes en tenue civile et armés se sont signalés tard dans la nuit dans plusieurs avenues, braquant les piétons et leur arrachant sacs à main, sommes d’argent et téléphones, ainsi que des bijoux.

            Ces braqueurs opérant à pieds n’en étaient pas à leurs premiers forfaits du genre. Car, à en croire des plaintes des habitants de ce quartier, ces malfrats viennent des parages de l’Hôpital de référence ex-Sanatorium où ils ont perpétré une série des vols à main armée.

            Kingasani ya Suka, ce quartier de la commune de Kimbanseke, a enregistré au cours de la seconde quinzaine d’octobre quelques braquages commis par une bande d’éléments en tenue. En deux jours, vendredi et samedi, ils ont braqué les fêtards de retour des soirées dansantes au beau milieu de la nuit. Butin réalisé : des bijoux, des sacs, ainsi que des téléphones portables.             

            A la lumière de ces actes de banditisme, Kinshasa s’apprête à traverser avec frayeur, la dernière saison de grande criminalité qui va généralement d’octobre à décembre. Et souvent, si elle n’a pas rapporté un butin important aux malfaiteurs, cette période s’étend jusqu’à la première quinzaine du mois de janvier de l’année prochaine.

            Au cours de cette saison, tous les bandits, et les truands en herbe, sortent de leurs refuges, frappent plusieurs coups, afin de se constituer quelques revenus pouvant leur permettre de couvrir quelques dépenses, lors des fêtes de fin d’année.

            Mardi dernier, c’est le chroniqueur de musique Yves Kambala qui a été braqué par des bandits en tenue civile et armés. Ces malfaiteurs lui ont arraché la voiture Mercedes Benz du chargé des missions de l’Assemblée nationale,  auprès des institutions Antoine Manda Tchebwa.

            Le Bataillon de la police d’investigations criminelles saisi par la victime, a ouvert une grande enquête. Et des limiers sont lâchés sur le terrain pour tenter de retrouver d’abord les traces de ces bandits. Et ensuite, de localiser la cachette de la Mercedes Benz.

Cette unité spécialisée de l’Inspection provinciale de la police ville de Kinshasa, a mis dernièrement la main sur une bande des voleurs de voitures.  A leur actif, on signale plusieurs cas de braquages des véhicules au quartier Mont Ngafula. Ils opèrent avec des armes et les investigations ouvertes pourront déterminer comment fonctionne ce réseau ayant en son sein, des commissionnaires pour écouler le butin, ainsi que des receleurs.

            On croit savoir que cette bande alimenterait également une filière de trafiquants de voitures volées qui une fois cannibalisées, se retrouvent vendues en pièces détachées.

            D’autres véhicules volés passent dans des garages spécialisés où ils sont repeints et immatriculés de nouveau avant d’être   écoulés auprès d’éventuels preneurs.

            Pour les techniciens de la criminalistique, compte tenu de la crise qui a prévalu cette année, la dernière saison de grande criminalité s’annonce riche en braquages, extorsions, vols à main armée et cambriolages.

            C’est peut-être le moment  d’interpeller les responsables de l’Inspection provinciale de la police ville de Kinshasa, afin de prévoir le renforcement au cours de cette période, des mesures de sécurité, notamment l’organisation des patrouilles mixtes et de traque, aussi bien des Kuluna que de grands malfaiteurs. On se rappellera de l’opération Kimia qui à une certaine époque, avait gardé sous l’éteignoir, pendant plus de deux mois,  quelques velléités criminelles de la pègre.

    J.R.T. 

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