Les braqueurs du véhicule de transfert de fonds de Fibank enfin appréhendés

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fibankDepuis le 3 juillet 2013, les dirigeants de Fibank, bouleversés par l’attaque de leur agence de l’avenue du Commerce, à Gombe, attaque qui visait particulièrement leur véhicule de transfert des fonds, avaient saisi la Police nationale congolaise, pour retrouver et appréhender les fameux braqueurs, et si possible, récupérer une partie du butin.

Fort de cette plainte, le Bataillon de la police d’investigations criminelles avait lâché ses limiers sur le terrain, avec pour consignes particulières d’interpeller tout suspect ayant des liens avec les bandits. Sans les traces laissées sur l’avenue du Commerce, il était difficile de découvrir les pistes conduisant à ces braqueurs. Les agents  de cette unité antigang de la ville de Kinshasa ont alors analysé les modes opératoires de ces malfaiteurs qu’ils ont comparés avec ceux d’autres braquages perpétrés pendant deux semaines. Plusieurs points communs semblaient indiquer aux enquêteurs qu’il s’agissait d’une même bande utilisant un noyau avec des éléments interchangeables. Ce noyau était composé des ténors de la bande.

Et les limiers se sont mis à la recherche de ces bandits à travers toute la ville de Kinshasa. Ce travail de traque qui n’a duré que trois semaines, a été fructueux. Car, un membre de la bande a été appréhendé, alors qu’il vantait leurs derniers sinistres exploits dans les agences de transfert de fonds. Le suspect, un certain Jean Denis Mongapa Isse, a été acheminé sous bonne escorte à  l’état-major du Bataillon de la police d’investigations criminelles. Ici, l’homme a été soumis à un feu nourri des questions. Incapable de résister, il a craqué et s’est mis à relater les coups perpétrés par sa bande et auxquels il avait participé. De ces récits, les policiers ont tenté de reconstituer leur palmarès. Mais ce sont ses co-équipiers qui intéressaient plus les enquêteurs du Bataillon de la police d’investigations criminelles. Ont été appréhendés les uns après les autres, Kuhosa Wungudi Oscar alias Volvo, Abdoul Tanga Kalingongo et Jean Lambert Elonga Longangele. Dans cette bande, le bataillon de la police d’investigations criminelles a dû faire face aux éléments armés en tenues. Il s’agit de l’adjudant Ebongoko Lipoti alias Zombie, du premier sergent-major Boliki Kayomba alias Diew, et des sergents Francis Kalala Lembo, James Bussé Baya, et Angala Nzelemo alias Fimbo.

Avec ces gros poissons dans ses filets, la Police nationale congolaise a finalement découvert que ces bandits n’en étaient pas à leur premier forfait du genre.

Des armes AKA et des cagoules saisies sur

les brigands

Les policiers ont saisi sur eux deux armes AKA et des cagoules qu’ils portent lors de leurs attaques. Ce sont des redoutables braqueurs des agences de banques et de transfert des fonds. Pour le seul mois de juillet, ils avaient braqué quatre établissements de crédit. Et leur passé fait frémir. Voici d’ailleurs, un échantillon qui situe la classe de cette pègre cataloguée comme la terreur des banques commerciales de la RDC.

            Le périple criminel de la banque a commencé le 2 juillet 2013. Ce jour-là, vers 18 H, le véhicule de ramassage des fonds des agences de Fibank de Kinshasa a été attaqué, au moment où l’on venait d’embarquer une importante somme d’argent en devises et certainement en francs congolais. Les bandits qui ont réussi sans coup férir à neutraliser les travailleurs de la banque, n’ont pas eu de la peine à emporter les colis vers leur véhicule qui attendait le moteur allumé, à quelques mètres de là.

            Une semaine plus tard, les bandits sont ressortis de leur tanière. Cette fois, avec une cible en vue : l’agence de la Coopérative d’épargne et de crédits Effata de la Cité Mama Mobutu. C’était le 9 juillet 2013, à 13 H 50’. Ici aussi, ils ont emporté un butin important. Le 15 juillet, à 15 H, les braqueurs obnubilés par le fait que dame chance était avec eux, se sont présentés comme des clients voulant passer une grosse commande à la chambre froide de la société Congo Futur située à Kingabwa. Le gérant, les caissiers et les autres agents étaient surpris dès que ces intrus ont sorti subitement leurs armes et braqué tout le monde, ainsi que quelques femmes commerçantes présentes sur place. La caisse vidée, les bandits ont sauté à bord de leur véhicule et pris une destination inconnue.

            Une semaine de repli stratégique leur permettant d’échapper à la traque des policiers, les voilà de nouveau rôdant à travers la ville en quête d’autres victimes. Prochaine cible, c’était la société immobilière SIMKA située sur avenue Basoko, dans la commune de la Gombe. C’est dans les bureaux de la comptabilité qu’ils trouveront deux coffres-forts contenant des fonds importants en devises et en monnaie locale. Ce vol a été commis dans la nuit du 21 au 22 juillet 2013.

            Selon toute vraisemblance, ces malfaiteurs fichés par la police, et reconnus comme récidivistes, trouvent toujours une oreille attentive au niveau de la justice militaire, au point qu’arrêtés, ils ne franchissent pas la porte d’entrée des tribunaux militaires pour un procès pénal devant aboutir à leur condamnation. C’est cela le mystère de cette bande des malfaiteurs qui jouit d’une impunité suspecte depuis qu’elle s’est lancée dans l’attaque des agences de transfert des fonds, des agences de banques commerciales, et des cambriolages des sociétés commerciales. Cette fois-ci, l’on espère qu’ils ne pourront pas jouir de mêmes facilités pour retrouver leur liberté de mouvement. Et à moins que la justice militaire puisse faire preuve de plus de fermeté pour leur détention jusqu’à leur traduction devant le Tribunal militaire de garnison de la Gombe.  J.R.T.   

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