Les bourgmestres et les chefs de quartiers intéressés par les innovations de la réforme

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Les grandes mutations opérées au sein de la Police nationale congolaise, ainsi que les différents textes de lois pris pour faire de ce corps, un service public, apolitique, républicain et respectueux des droits de l’Homme, et autres innovations qui l’identifient aux polices modernes, étaient ignorés par les bourgmestres, les chefs de quartiers et de rues de Kinshasa, au point qu’au lancement hier, lundi 13 juillet 2015, dans la salle de conférences du collège Boboto, de la campagne de vulgarisation de la loi organique de la PNC, presque tous ont affiché leur ignorance et leur intérêt à tout savoir.

Le vice-gouverneur  Clément Bafiba, représentant le gouverneur de la ville de Kinshasa empêché, a invité les policiers, les bourgmestres et les chefs de quartiers à s’approprier la doctrine de la police de proximité, et promis le soutien des responsables de la ville à la poursuite harmonieuse de cette campagne de sensibilisation.

Honoré par le lancement de cette campagne dans la capitale, le commissaire provincial s’est réjoui des innovations introduites au sein de la police et qu’il souhaiterait voir mises en œuvre dans tout son ressort, tout comme l’appui qu’il entend apporter à cette campagne de vulgarisation de la loi organique.

Pour assouvir leur soif d’en apprendre, ils ont suivi avec une attention particulière les interventions prévues au programme de la campagne et présentées tour à tour, par le secrétaire exécutif du CSRP, le général Michel Elesse Yombentole, Me Simon Musondoli, coordonnateur de l’expertise du cadre légal et réglementaire, le commissaire supérieur adjoint Alain Kabengele et le commissaire supérieur principal Daniel Makakuna.

Le secrétaire exécutif du CSRP qui a donné le ton de ces interventions, a replongé dans les arcanes de l’historique de la réforme de la PNC. il a mis en lumière les grandes recommandations qui ont défini les orientations et les innovations préconisées par les parties prenantes, avant de souligner le rôle majeur joué par la société civile dans cette vision d’une nouvelle police.

Me Simon Musondoli s’est étendu sur les principales innovations de la loi organique de la PNC, en faisant valoir ses caractères de service public, apolitique, républicain, respectueux des droits de l’Homme, sa démilitarisation, le regroupement de sa police judiciaire avec l’ancienne police judiciaire des parquets et le BCN – Interpol, le partenariat avec la population et surtout la redevabilité. Ensuite, le coordonnateur du groupe de travail pour le cadre légal et réglementaire a donné la liste des autorités politico-administratives habilitées pour superviser les opérations de maintien de l’ordre public, les autorités judiciaires et militaires et leurs rapports avec la PNC, ainsi que celles outillées pour contrôler la police.

Le commissaire supérieur adjoint Alain Kabengele, expert du CSRP, a décrit l’organigramme de trois organes de commandement de la Police nationale, notamment le conseil supérieur de la police, un organe-conseil et consultatif du gouvernement, le commissariat général et l’Inspection générale de la police, avant de dévoiler les structures du commissariat provincial avec les unités territoriales et locales.

            La doctrine de la police de proximité est demeurée le point-phare que le Commissaire supérieur principal Daniel Makakuna a pu développer et qui a retenu l’attention des bourgmestres, les chefs de quartiers et de rues. Loin d’être une nouvelle unité ou une nouvelle police, cette doctrine est une nouvelle vision, une culture policière qui permet à la police d’être plus proche de la population pour répondre à ses besoins sécuritaires.

            Mme Betty Mweya, coordinatrice de suivi et évaluation au CSRP, s’est intéressée au changement de comportement, aux problèmes auxquels sont confrontés les policiers et les défis qui attendent le gouvernement pour donner à la population une police équipée et motivée.

Un débat a clôturé cette journée.

        J.R.T.