Les bonnes questions de Clément Nzau

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zauClément Nzau, député du Bas-Congo, n’a pas usé de la langue de bois lorsqu’il s’est adressé hier au Premier Ministre MatataPonyo.  Conscient que la République s’est engagée dans la mauvaise voie, celle d’évacuations sanitaires vers l’Europe, l’Asie ou l’Afrique dub Sud, il a tenu à rappeler aux membres du gouvernement présents dans la salle des congrès que nul ne connaît l’heure et le jour où il sera contraint de prendre le chemin de l’hôpital.

         S’adressant au Premier Ministre, il a déclaré que si un problème de santé le contraignait à se rendre immédiatement à l’hôpital, la première possibilité qui s’offrira à lui est la Clinique Kinoise, la seconde étant la Clinique Ngaliema. « Donnez-vous la peine de vous rendre dans ces deux institutions hospitalières et donnez-nous des nouvelles ». Il a insisté sur le cas particulier de la Clinique ex-Danoise, naguère l’un des fleurons des hôpitaux congolais. Allez-y voir Monsieur le Premier Ministre,  et dites-nous des nouvelles.

            Cherchant des yeux le ministre de la Communication et des Médias Lambert Mende Omalanga, il souligne à son intention  que la première possibilité qui se présente à lui pour se faire soigner est l’hôpital général de Kinshasa. Rendez-vous dans cet hôpital et donnez-nous des nouvelles.

            Jetant un bref regard en direction de son président Aubin Minaku, il révèle que celui-ci était né à la maternité de Kintambo. Une visite dans cet hôpital de Kintambo sera  la bienvenue pour donner, là aussi, des nouvelles à l’opinion.

            S’adressant aux ministres Mukoko, Kinkiey et Mbuinga, il  leur a rappelé qu’en cas de problème nécessitant une hospitalisation urgente, la possibilité qui leur est offerte est celle des Cliniques Universitaires de Kinshasa. Allez voir dans quel état se trouvent ces Cliniques, là où l’on forme nos médecins, et venez nous donner des nouvelles.

            En posant le problème de nos hôpitaux, Clément Nzau a mis le doigt dans la plaie. Son intervention est d’autant pertinente qu’elle devrait permettre aux membres du gouvernement de revisiter les stratégies arrêtées en termes d’essaimage des centres hospitaliers.

            A Kinshasa, on le sait, la réhabilitation et l’achèvement de l’hôpital du Cinquantenaire ont été considéré comme la solution aux problèmes de santé qui se posent dans la capitale. Mais après plusieurs mois d’existence, tout le monde se rend bien compte que le problème reste entier. D’abord parce que dans une ville aussi vaste, l’on ne peut pas concentrer les possibilités d’être correctement soigné dans un seul centre hospitalier. Ensuite parce qu’il n’est pas très logique d’obliger un malade grave de parcourir toute la ville pour se rendre au Cinquantenaire alors que les Cliniques Universitaires,  la Clinique Ngaliema  etc sont à côté de son lieu de résidence.

            Le Cinquantenaire existe, il est vrai, mais nos médecins de renom travaillent dans les institutions aujourd’hui jetées dans l’oubli. Il est temps de corriger cela.

LP

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