Les bleus blancs jouent les prolongations à Ndjili

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Appelés à reprendre le chemin de l’école hier lundi 6 septembre 2010, les bleus blancs habitant la commune de Ndjili ont préféré prolonger les vacances. Beaucoup d’élèves non encore en règle (paiement des acomptes exigées par les préfets d’écoles) attendent voir les  parents leur  procurer  les fournitures scolaires et autres uniformes pour reprendre le chemin de l’école.  Les bleus blancs étaient   quasiment hier absents dans les rues de Ndjili. 

            A l’EP Ste Agnès où nous avons commencé notre ronde, il n’y avait aucun élève dans la concession, moins encore dans les salles des classes.  Quelques enseignants étaient dehors. Le directeur de cette école catholique  nous a dit attendre avec impatience l’arrivée de ses « ouailles ».  Le même constat a été relevé à l’Ep Kifuma logée dans la même concession.

            De là, nous nous sommes dirigés vers  les jésuites de Bonsomi. Ici, seuls, les élèves de la première année secondaire ont été priés de reprendre les cours à la date du 6 septembre 2010. Ceux d’autres classes sont attendus aujourd’hui, lit-on  dans le tableau placé non loin de la porte principale d’entrée et  servant de panneau d’affichage des communiqués. L’un des enseignants trouvés dans une salle réservée au corps professoral a indiqué que la quasi-totalité des élèves ont répondu présents à l’appel.

            D’habitude, les parents se bousculent pour faire inscrire leurs enfants à l’Ep Mpese, l’une des meilleures écoles de Ndjili, entend-on souvent. Cette année, ils donnent l’impression de traîner les pieds.

            A notre arrivée à Mpese hier matin, un des enseignants trouvés sur place nous a dit avoir enregistré une dizaine d’élèves.

            Il y avait aussi peu d’enseignants dans la cour de cette école salutiste.

            «Vos enseignants n’ont-ils pas  suivi le mot de grève lancé par les syndicalistes ?»

            «Je n’en sais rien, a-t-on entendu de la bouche d’un des membres de la direction de l’Ep Mpese.»

            «L’autorité que je suisa l’obligation de suivre les instructions du ministre de l’Epsp. D’autant plus qu’il s’occupe de notre paie. Il nous a demandé de prendre patience.»

            Il se fait que les enseignants rencontrés tout au long de notre ronde  affirment  n’avoir pas encore le cœur à l’ouvrage. Ils sont donc de cœur avec les syndicalistes qui prônent la grève.

            Ils expliquent ce désintéressement par le peu d’empressement observé au niveau de l’exécutif pour résoudre leurs problèmes.

            Faisant certainement contre mauvaise fortune bon cœur, ceux d’entre eux qui travaillent au CS Lemfu 3, étaient présents  à leur poste de travail.

            Ici, comme à l’Ep Kamina, Ntolani (école secondaire salutiste logée dans la concession de Mpese), les élèves attendent probablement le lundi 13 septembre 2010 pour enfiler de nouveau leurs uniformes.

. L’absentéisme des élèves   dans les  écoles étatiques contraste quelque peu avec l’affluence mitigée observée  au niveau des établissements privés.

Jean- Pierre Nkutu

 

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