Les assassins présumés de Me Kahasha nient en bloc les accusations mises à leur charge

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guillaume-kahasha-photoLes auteurs présumés de l’assassinat de Me Guillaume Kahasha, abattu dans la nuit du 7 au 8 septembre 2013, vers minuit, devant la parcelle de son père, dans la commune de Ngaliema, ont rejeté les accusations portées contre eux par le ministère public. Ils ont demandé à l’organe de la loi d’étayer ses accusations par des preuves. Il s’agit des prévenus Yambuli, Mpoy, Kabeya,  Kelekwa et consorts. Le Tribunal militaire de garnison de Ngaliema, après avoir entendu les précités, a renvoyé l’affaire à une semaine, soit au 6 juin 2014, afin de permettre au ministère public de réagir.

Le prévenu Yambuli est poursuivi par l’organe de la loi pour association de malfaiteurs, meurtre et détention illégale d’armes de guerre. Il lui est reproché également d’avoir tiré une balle à la cuisse gauche de feu Guillaume Kahasha, dans la nuit du 7 au 8 septembre 2013, sur l’avenue Makelele n°3, à Binza Pompage, dans la commune de Ngaliema, devant la parcelle familiale. Il est accusé d’avoir confisqué les clés de contact du véhicule à bord de laquelle il se trouvait avec ses frères, Jean et Patrick Kahasha.

L’infraction retenue à charge du prévenu Mpoy est celle d’association des malfaiteurs. Il est cité en complicité  avec le prévenu Yambuli et consorts. Au cours de l’audience publique du vendredi 30 mai 2014, le présumé assassin a, par le biais de ses avocats, demandé au ministère public de prouver les liens qui existeraient entre lui et la prévenue Amisa Kiza, marâtre du défunt Guillaume Kahasha, parce qu’ils sont cités en association. Il y a lieu de rappeler que l’organe de la loi poursuit la prévenue Amisa Kiza d’avoir commandité le meurtre sous examen. Elle est citée avec sa fille Grâce Kahasha, son beau-fils Raphaël Kibuki, Kalambayi et consorts.

Il y a lieu de noter que le prévenu Patrick Kahasha a fait sa déposition au cours de cette audience. Il a plaidé non coupable et a rejeté l’infraction de non-assistance à personne en danger mise à sa charge par le ministère public. Il a abondé dans le même sens que son frère Jean Kahasha, qui avait clamé son innocence à l’audience du 16 mai 2014. Ce dernier a fait savoir qu’il ne pouvait jamais laisser son frère mourir. S’il avait rendu l’âme devant le portail familial en leur présence, c’est parce que toutes les clés étaient emportées par les assaillants.

Muriel Kadima

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