Les acteurs sociaux prêts pour le rendez-vous d’Addis

0
29

 

En partenariat avec  la Coalition des Ongs des Droits de l’Enfant « CODE » et the African Children Policy Forum « ACPF », le ministère du Genre a organisé hier jeudi 10 mai 2012  dans la salle Ange Marie Lukiana  une  consultation nationale sur les adoptions internationales. Ces assises se tiennent à dix huit jours de la rencontre panafricaine d’Addis Abeba. L’ambassadeur d’Italie en RDC, et le directeur de cabinet du ministre sortant du Genre… étaient présents à cette activité.
Les acteurs sociaux  ont convenu de la nécessité de créer une autorité nationale de régulation des adoptions internationales d’enfants. Les ministères du Genre et de la Justice  doivent s’impliquer réellement pour la production des statistiques. Le consentement des adoptés doit être fait devant les juges d’enfants. Tout doit être orienté pour l’intérêt supérieur des adoptés.
L’avocat censé préparer le dossier d’adoption doit disposer des solides connaissances en la matière. Avec la création des tribunaux pour enfants, les tribunaux de paix devraient en principe se dessaisir de ces problèmes.
 
Les couples désireux d’adopter des enfants doivent   avoir moins de trois enfants. Ils doivent  avoir vécu ensemble pendant cinq ans.  Les adoptants doivent être des couples hétéro-sexuels  et  sont appelés à fournir des pièces administratives ( extraits de casier judiciaire, attestation de naissance…) à qui de droit.
Les orphelins, enfants abandonnés ou en situation difficile sont des potentiels candidats à l’adoption. Le ministère du Genre a l’obligation de  vulgariser davantage les textes et notions sur les adoptions internationales. La création d’un guichet unique a été également formulée. La RDC doit ratifier dans le délai la Convention de La Haye sur l’adoption.
Ces recommandations font suite aux contraintes ci-après  : lourdeur administrative, multiplicité des structures ( DGM ; ANR, ministère des Affaires Etrangères…) en matière d’ adoptions. Ils n’ont pas occulté les désagréments qu’encourent les  adoptés.
 
Pays-test
 
Bien avant cela,  des présidents des tribunaux pour enfants et  des Tripaix de Kinshasa, de Lubumbashi, Goma, Matadi, Boma  ont fait l’état des lieux sur les adoptions internationales dans leurs coins respectifs, une année après l’installation des tribunaux pour enfants. A les en croire,  des cas d’adoptions ont été signalés à Boma. Des  adolescents congolais quittent furtivement la ville portuaire pour atteindre Cabinda par exemple. A Matadi, ils  sont déclarés  angolais. 
A Goma, il n’y a qu’un cabinet d’avocats qui s’occupe de ce genre des dossiers.
Solange Kambidi a évoqué les avancées  réalisées en RDC en matière d’adoption. La loi portant protection de l’enfant, la création des tribunaux pour enfants, la coopération entre le Congo Kinshasa et des pays suffisamment avancés en matière d’adoption  en font foi. Beaucoup de choses restent encore à faire. Les fonctionnaires en charge des services de l’Etat civil doivent parfaire leurs connaissances. .
Hervé  Boéchat,  animateur principal de l’ong Service Social International  a parlé du paysage mondial de la problématique des adoptions. A l’en croire, les pays d’accueil ( occidentaux )  sont souvent disposés à « absorber » les demandes.
En outre, des pays d’origine  confrontés aux abus et autres pratiques malsaines des adoptants ont mis en place des mécanismes appropriés pour mieux réguler ce problème.
Théo Kabanga, coordonnateur du CODE a dans son mot d’ouverture, souhaité la bienvenue à tous les participants. Il a fait remarquer qu’ils se retrouvent à Kinshasa pour harmoniser leurs vues.
La RDC a enregistré des avancées notables. Elle est considérée comme un pays test par d’autres nations africaines. Ils vont confronter leurs expériences avec les autres.
Enfin, Jacquie Lofulu, Secrétaire générale au ministère du Genre a promis que les recommandations formulées lors des travaux serviront de document de travail à Addis.
 
                         Massala

LEAVE A REPLY

*