Les acteurs sociaux à l’école de la gouvernance démocratique

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A l’initiative de l’Association sans but lucratif dénommée « Femmes Solidaires pour la Paix et le Développement »(FSPD), 25 activistes de la Société civile ont bénéficié, du 13 au 15 janvier 2012 au Centre catholique Nganda, d’une formation sur la bonne gouvernance et le renforcement des capacités institutionnelles pour le meilleur fonctionnement démocratique de leurs structures. Session motivée, selon Desiderata Maliro Furaha, présidente des « FSPD », par la préparation du projet « Plaidoyer des femmes sur les droits humains et les libertés fondamentales en RD Congo », elle fait suite à deux autres sessions organisées à l’intention des dix points focaux de l’ONG « FSPD », repartis à travers le territoire national.

En clair, a expliqué cette activiste, il s’agissait d’enseigner cette fois-ci à ses pairs les fondements de gestion d’une organisation, tant dans ses aspects ressources humaines qu’institutionnels, dans le but ultime de « quitter les bureaux et d’aller communiquer avec les femmes de la base ». « On nous a toujours reproché de couper le cordon ombilical avec les femmes de la base, maintenant en 2012, nous avons une autre stratégie fondée sur le renforcement de la collaboration avec la base. D’où la présence des dix représentants des FSPD des provinces, afin qu’à leur tour, ils communiquent à la base » a-t-elle expliqué avant de conclure que la gouvernance démocratique est le défi à relever par la Société civile.   

Sous l’animation de l’expert sénégalais Doudou Dia, ce dernier a insisté sur les deux piliers sur lesquels s’appuie la gouvernance démocratique : la légitimité et la crédibilité, de surcroit l’efficacité, des institutions. D’où les enseignements sur la gestion des conflits entre parties prenantes pour aboutir à ce qu’il appelle l’« efficacité organisationnelle ». Un autre point majeur développé par l’expert au cours de la formation est la question de stabilité des institutions qui prédomine dans plusieurs pays africains en lieu et place des ressources humaines et de la compétence.

Il faudrait souligner que la session a été organisée en partenariat avec « Femmes Africa Solidarité »(FAS) dont la représentante, Liliane Kazadi, a salué la maturité de l’Asbl « FSPD » qui affirme de plus en plus ses capacités organisationnelles et de gestion humaine, tout en manifestant la volonté de s’étendre dans l’ensemble du territoire national. « Dans notre souci de faire entendre la voix des femmes, nous allons encore appuyer les démarches de ce genre… » a-t-elle promis. 
Sous le financement de l’Union Européenne, la formation s’est clôturée par la remise des brevets de participation.
Il convient de rappeler que c’est depuis 2001 que cette Asbl étend ses activités non seulement à Kinshasa, mais surtout au Sud et Nord-Kivu. Et depuis quelques temps, ont indiqué ses animateurs, d’autres provinces telles le Bas-Congo et le Bandundu bénéficient de ses projets.

Tshieke Bukasa

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