L’épouse de Diomi lance un cri d’alarme pour son mari

0
99

patriziaMadame Patrizia, épouse d’Eugène Diomi Ndongala, est encore une fois de plus montée au créneau pour fustiger la situation de son mari qui reste inquiétante au plan de la santé. C’était au cours de la conférence de presse qu’elle a animée, hier lundi 15 juillet, à l’hôtel Cana qui est une propriété familiale.

            «Depuis la fraude électorale de novembre 2011, la RDC vit dans un état de suspension de certaines libertés fondamentales dont la liberté d’expression. Pas seulement les rares médias indépendants sont muselés sur l’ensemble du territoire national, mais les leaders de l’opposition font l’objet d’une véritable chasse à l’homme dont la finalité est celle de réprimer toute revendication politique dans le contexte actuel de crise aigüe de légitimité des institutions en place ». C’est par ce cri d’alarme que l’épouse de Diomi Ndongala a démarré son introduction face aux journalistes.

            Avant de stigmatiser, selon ses propres termes, la détention illégale du prisonnier politique Eugène Diomi Ndongala.

            A ce sujet, Mme Patrizia a informé la presse qu’on prive même son mari du droit de se faire soigner, alors que son état se dégrade davantage. Raison pour laquelle elle prend à témoin l’opinion tant nationale qu’internationale sur ce qui pourrait lui arriver.

Elle rappelle à ce propos la décision de la Cour Suprême de Justice assignant Diomi Ndongala à résidence. Mais, curieusement, cette décision judiciaire souffre d’application et son mari est toujours en prison. C’est ici qu’elle s’est interrogée sur le sens de l’indépendance du pouvoir judiciaire en République Démocratique du Congo.

« Le président de la Démocratie Chrétienne et porte-parole de la plateforme politique Majorité Présidentielle Populaire est en train de mourir en prison en ce moment, à cause de ses opinions politiques », a-t-elle déclaré, en soutenant que l’information donnée sur la santé de son mari est vraie et vérifiable.

            Pour cela, elle n’a pas utilisé un quelconque détour pour accuser le régime en place d’avoir orchestré à deux reprises des complots par l’entremise des services de sécurité pour éliminer son mari.

            Le premier complot remonte au 26 juin 2012 lorsque les éléments de la police avaient fait irruption au siège du parti D.C dans le but de prendre manu militari Eugène Diomi, avant de l’enlever le lendemain.

Le plan n’avait pas réussi à cause de l’alerte lancée par la Démocratie Chrétienne et la famille de Diomi ainsi que des déclarations contradictoires de certaines autorités fait-elle remarquer.

            En outre, Mme Diomi a dénoncé l’acharnement dont le régime en place fait montre à l’endroit de son mari. Pour elle, cela cache une tactique que le pouvoir tente d’utiliser pour faire taire tout le monde.

Elle rappelle que le président de la D.C a été d’abord « enlevé » le 27 juin 2012 pour être gardé au secret, puis relâché le 11 octobre de la même année, la veille du sommet de la francophonie.

            Comme si cela ne suffisait pas, Eugène Diomi venait encore d’être arrêté le 8 avril 2013, et depuis lors, il croupit en prison, malgré la décision de la Cour Suprême autorisant son assignation à résidence.

            Elle a terminé son propos par l’interpellation des leaders politiques de l’opposition pour qu’ils se réveillent et prennent conscience du danger qui les guette. Car, prévient-elle, aujourd’hui c’est Diomi et Tshisekedi qui sont visés. Et demain, ce sera le tour de quelqu’un d’autre.

Dom

LEAVE A REPLY

*