Mardi, 27 Septembre 2011 23:28
La pluie qui s’est abattue sur la ville de Kinshasa samedi 24 septembre dans la soirée à plongé en émoi les habitants des quartiers Punda, Mission et Bolikango à Binza Delvaux dans la commune de Ngaliema. Pour cause, le container placé à l’entrée de l’avenue Lundisa ainsi que le mur de soutènement érigé au même endroit en 2006 en vue de ralentir la vitesse des eaux des pluies n’ont pas résisté à la puissance des ruissellements qui les ont précipités dans le ravin. Pourtant, le salut de milliers de personnes résidant dans ce coin de Kinshasa était suspendu à ces deux édifices dont le rôle était d’arrêter la progression de l’érosion du site Bolikango. Celle-ci ne s’est pas limitée seulement à avaler le container mais aussi plus de quinze mètres de la route Laloux ainsi qu’une partie de la parcelle n°1 de l’avenue Lundisa.
Désormais, le boulevard est grandement ouvert devant cette érosion qui menace dangereusement la chausée Laurent-Désiré Kabila à son intersection avec l’avenue Laloux. En effet, si rien n’est fait rapidement, l’érosion Bolikango va continuer, à chaque tombée de pluies, sa progression normale sur la route Laloux. D’ailleurs, il suffit d’au moins trois pluies pour que le terminus de taxis opérant sur l’axe Laloux-Marché Delvaux s’efface de la carte de Kinshasa et, avec lui, toutes les petites boutiques des environs. A ce niveau déjà, la plus grande conséquence sera la privation de près de cinq cents parcelles de la concession « Présidence » d’une voie de sortie, des milliers de personnes habitant ladite concession n’y accédant que par l’avenue Mbatshi.
Lundi, 26 Septembre 2011 21:17
La lutte engagée pour éradiquer l’épidémie de choléra à travers la capitale, particulièrement dans la commune rurale de Maluku, a conduit le ministère de la Santé publique et la Croix-Rouge de la Rd Congo à ériger, au niveau des ports de Maluku, un dispositif de sensibilisation et d’assainissement à même d’empêcher la propagation de cette maladie à travers la population. Félicien Kabongo, agent de la Croix-Rouge et coordonnateur des opérations choléra dans la Zone de Santé de Maluku 1 a conduit, le 20 septembre dernier, une équipe des journalistes pour constater le travail que la CRRDC abat dans les différents ports de Maluku, lieu stratégique s’il en est compte tenu du fait qu’il constitue l’une des rtes d’entrée de la nourriture consommée à Kinshasa.
Maluku, on le sait, compte trente ports et le Fleuve Congo reste l’itinéraire connu emprunté par l’épidémie pour atteindre la Capitale. Et à Maluku, l’activité économique intense qui règne aux ports conduit parfois les commerçants à se passer de certaines règles d’hygiène. On sait par ailleurs qu’à bord des bateaux de fortune qui naviguent sur le fleuve Congo (chalutier, grande pirogue motorise ou non), il n’y a ni eau potable, ni toilette et encore moins des chambres dignes de ce nom. Le voyage se passe dans une promiscuité et un manque d’hygiène criant. Tous les besoins primaires : toilettes, défécation et urines se font dans l’eau et la même eau est aussi utilisée pour boire ou préparer. C’est ainsi qu’un cas de choléra à bord d’un bateau reste toujours un danger pour tous les voyageurs. Au plus vite, le batelier doit chercher à s’en débarrasser. Ce qui se fait le plus souvent à Maluku.

