Vendredi, Mai 18, 2012
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Les Kinois réclament des aubettes Kinshasa est une mégapole où l’exercice le plus difficile à faire au  quotidien consiste à se battre pour trouver un moyen de transport en commun. Ainsi, l’attente d’un hypothétique bus, taxi-bus ou taxi au niveau d’un parking ou d’un terminus s’avère souvent longue. Des milliers de personnes de tous les âges qui se retrouvent en dehors de leurs maisons ne savent où s’abriter en cas de pluie et de soleil d’aplomb.
Nouvel ultimatum des FARDC à Cobra Matata Il y a presqu’un mois, les FARDC avaient lancé un ultimatum à Cobra Matata, qui se fait passer pour le commandant suprême du groupe armé FRPI, l’enjoignant de bien vouloir retirer ses troupes de toutes les positions des FARDC qu’elles occupent dans le district de l’Ituri, plus précisément dans le territoire d’Irumu/Sud, depuis le mois de février 2012.  
Province Orientale : Caritas apporte des intrants agricoles à 5 000 ménages déplacés vulnérables
Caritas Congo et sa Structure diocésaine d’Isangi démarre la semaine prochaine la distribution des outils aratoires et semences à 5.000 ménages dans les Territoires d’Opala et de Bafwasende (Opienge).

Le Phare, Quotidien indépendant paraissant à Kinshasa

17 mai 1997 : le jour où le piège s’est refermé sur les Congolais

Tout sauf Mobutu ! Tel est le cri qui était à la mode d’abord au lendemain du limogeage illégal du Premier Ministre élu par le peuple, ensuite par la fin brusque de la Conférence Nationale Souveraine et enfin par la nomination de feu Faustin BIRINDWA à l’issue d’un conclave au Palais de la Nation. La colère monta de plusieurs crans au lendemain de la nomination de Léon KENGO en 1994 au poste de premier ministre, en violation de l’Acte Constitutionnel de la Transition. L’opinion congolaise et des hommes de bonne volonté étaient alors très déçus. Cela allait durer quatre ans, jusqu’au jour où des informations en provenance d’Uvira montrèrent les images de trois hommes, dont un certain L.D. KABILA, aux côtés de son fils et d’un certain Anselme MASASU Nindaga. C’était le début de la révolte des « Banyamulenge » pour réclamer leur nationalité prétendument ravie à la suite du rapport de la commission VANGU Mambweni.

Comme à l’époque l’internet tout comme le téléphone portable n’étaient pas à la portée du commun des mortels, il a fallu presque cinq mois pour se rendre à l’évidence que des éléments de l’armée régulière rwandaise formaient le gros des troupes de l’AFDL ou Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo. Sept mois après, sans aucune résistance militaire à part les accrochages de Kenge et avec l’appui des populations qui en avaient marre du régime du MPR-parti Etat, les éléments de ce mouvement politico-militaire firent leur entrée triomphale à Kinshasa le 17 mai 1997. La veille, on le sait, le maréchal Mobutu très malade avait pris la fuite vers Gbadolite, village d’origine de ses ancêtres situé dans le Nord Oubangui où il échappa de justesse à la colère de ses propres frères et sœurs tribalo ethniques avant de pénétrer à bord d’un char de combat dans un aéronef de marque soviétique Antonov 32 qui prit la direction de Lomé au Togo chez son vieil ami Gnasingbe EYADEMA. Une page mémorable de l’histoire politique congolaise venait d’être tournée définitivement sous l’œil complaisant des puissances occidentales ravies de se débarrasser de cet homme qui s’était considéré comme un dieu sur terre.

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La RDC doit rendre Bosco Ntaganda au Rwanda

A présent que les masques sont tombés et que le général Bosco Ntaganda, que les autorités congolaises se sont évertuées à présenter, depuis des années, comme un Congolais de souche, a été finalement identifié par la CPI (Cour Pénale Internationale) comme un sujet rwandais, tout est clair. La République Démocratique du Congo, signataire du Statut de Rome portant créant de cette juridiction internationale en juillet 2002, ne devrait plus se sentir liée par le mandat d’arrêt international délivré contre ce criminel depuis le mois d’août 2006.

Kinshasa, longtemps accusée de protéger cet ancien proche collaborateur de Thomas Lubanga, présentement reconnu coupable de crimes de guerre (enrôlement et utilisation d’enfants mineurs dans un conflit armé en Ituri entre 2002 et 2003) est en principe quitte. Afin de lever toute équivoque au sujet de la présumée protection qu’il assurerait à Bosco Ntaganda, le gouvernement congolais devrait tout mettre en œuvre pour le faire arrêter et le renvoyer au Rwanda, son pays d’origine.
La réussite des opérations de traque de l’homme fort du CNDP (Congrès National pour la Défense du Peuple) à travers le Parc de Virunga, où sa présence est signalée depuis plus d’une semaine, s’impose. Certains décideurs politiques et militaires congolais qui étaient soupçonnés de jouer le double jeu d’ennemis de Bosco Ntaganda le jour et de parrains du même criminel la nuit, devraient se déterminer une bonne fois pour toutes.

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Commission Mutamba au Nord-Kivu : Sénat, un huis clos suspect en 2008

Au fur et à mesure que disparaissent les zones d’ombre qui enveloppaient les véritables facteurs de l’insécurité au Nord-Kivu, Congolaises et Congolais  saisissent mieux les dessous des cartes. Il est maintenant établi qu’entre autres enjeux cachés de l’instrumentalisation des groupes armés, nationaux comme étrangers, il y a l’exploitation et l’exportation frauduleuses des minerais : or, diamant, coltan, cassitérite, cobalt, uranium, etc. Chaque jour qui passe, des aéronefs en provenance des pays de l’Afrique de l’Est, dont certains reçoivent des autorisations de l’administration de l’aviation civile congolaise, atterrissent et décollent des aérodromes du Nord-Kivu.

S’agissant du business qui se développe sous couvert des mouvements rebelles qui poussent comme des champignons dans cette partie de la République, d’aucuns se souviennent qu’en 2008, le Sénat avait décidé de mettre sur pied une commission d’enquête chargée de faire l’état des lieux dans le secteur minier. La Commission Mutamba Dibwe, du nom d’un sénateur, ingénieur des mines de son état, ayant exercé dans les années ’80 les fonctions de Directeur Technique de la Gécamines, était chargée de passer au peigne fin les contrats et titres miniers à travers toute la République.

Alors que des millions de Congolaises et Congolais attendaient un débat public autour de la maffia qui gangrenait le secteur minier, un huis clos avait été décrété par le bureau du Sénat. Etaient ainsi interdits de connaître les dessous des cartes non seulement les journalistes et les experts en questions minières, mais aussi les secrétaires parlementaires et les assistants des sénateurs. De mémoire des habitués des séances plénières du Sénat, ce genre de huis clos n’interviennent que lorsqu’il s’agit de débats autour des émoluments des sénateurs.

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Affaire des mutins du CNDP : le Rwanda propose sa médiation

Kigali Un éternel recommencement ou le même plan en version corrigée mais pour flouer encore une fois l’opinion publique. En prônant une solution politique pour régler la question des « mutins », Louise MUSHIKIWABO, la ministre rwandaise des Affaires Etrangères vient de démontrer à la face du monde que son pays se trouve au cœur du complot de la balkanisation de la RDC. Depuis deux décennies, les Congolais sont victimes de leur bonne foi et de leur esprit  d’hospitalité légendaire et séculaire que leurs voisins voudraient considérer comme un signe de faiblesse et de nonchalance qu’ils peuvent à tout moment exploiter pour piller, massacrer, violer, détruire méchamment et à long terme, aboutir à la partition de ce pays en plusieurs morceaux.
Louise MUSHIKIWABO n’a fait que répéter ce que son collègue de la Défense, le général James KABAREHE a récemment déclaré à l’issue d’une rencontre dans la localité de Ruvabu non loin de la ville rwandaise de Gisenyi avec son homologue Rdcongolais et l’Administrateur Général de l’Agence Nationale des Renseignements. Preuve s’il en faut une que Kigali dispose d’un plan machiavélique qui ne date pas d’aujourd’hui.

En demandant à Kinshasa d’ouvrir un dialogue avec des « mutins », le régime du F.P.R. fait semblant d’oublier que ces éléments que l’on présente aujourd’hui sous ce label proviennent tout droit d’un mouvement politico-militaire qui compte à son actif un fleuve de sang des Congolais sous prétexte d’endiguer les rebelles des FDLR. Un prétexte que Kigali avait utilisé lors de la guerre de l’A.F.D.L., du R.C.D. et du C.N.D.P. Des mouvements fortement appuyés militairement, diplomatiquement, financièrement par Kigali et d’autres puissances occidentales intéressées par la balkanisation de la RDC pour mieux exploiter ses richesses naturelles à vil prix. Piqués par le même moustique de la partition du Congo, Nicolas Sarkozy, Herman Cohen, Aldo Ajello avaient déclaré tout haut ce que pas mal des capitales occidentales mijotent tout bas.

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Le Kivu victime du «Marché commun de l’Est» ?

La question de la balkanisation de la République Démocratique du Congo est plus que jamais au centre du débat, au pays comme à l’étranger. Le ton est même monté de plusieurs crans à l’étranger, où des Congolais de la diaspora n’hésitent plus à pointer du doigt certains pays occidentaux, coupables à leurs yeux d’être les tireurs de ficelles. Dans cette polémique,  l’Ambassade des Pays-Bas à Kinshasa a tenu à attirer l’attention de l’opinion congolaise sur la distance à observer entre les manœuvres de déstabilisation du Congo et la sincérité des financements néerlandais aux projets de coopération, aux processus électoraux et aux actions humanitaires.

En dépit de cet éclairage, de nombreux congolais ne croient pas moins qu’une large portion des Etats du Nord seraient partisans de la partition de leur pays, au motif qu’il serait jugé trop grand géographiquement et mal gouverné par ses fils et filles. Ils n’ont pas non plus oublié les propos de l’ancien président français, Nicolas Sarkozy, qui avait préconisé la gestion commune des ressources naturelles congolaises avec les pays voisins de l’Est (Rwanda, Ouganda, Burundi) comme solution à l’instabilité récurrente dans les Grands Lacs.

Les Congolais de l’intérieur comme de l’extérieur ont de sérieuses raisons de s’inquiéter, dès lors que continue de trottiner, dans les têtes des Grands de ce monde, l’idée de l’éclatement de la RDC en au moins quatre Etats autonomes. Pour beaucoup, ce qui se passe au Nord-Kivu et au Sud-Kivu depuis près de 20 ans répond à un schéma préétabli de balkanisation. Ainsi, tout est fait pour affaiblir politiquement, économiquement, militairement et socialement le pays, de manière à placer ses citoyens devant deux provinces ingouvernables, dont l’autonomie de fait serait constatée comme leur incapacité à s’assumer comme membres d’une communauté unie.

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