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Le Phare, Quotidien indépendant paraissant à Kinshasa
Viols, pillages, exactions, enlèvements, tueries : Nord-Kivu : toujours le brouillard
Au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la Stabilisation de la RD Congo(Monusco) tenue hier mercredi 1er septembre 2010, le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations Unies en RDC( Ocha/RDC) a décliné la situation sécuritaire dans la province du Nord-Kivu, préoccupée par la protection des civils particulièrement dans le territoire de Rutshuru. En somme, rapporte-t-on, plusieurs cas d’extorsion de biens, de viol, de pillage, d’exactions et de tueries ont été signalés la semaine dernière dans ce territoire. Des hommes armés sont désignés comme auteurs de ces faits. Par ailleurs, alors que plusieurs cas de viol continuent d’être enregistrés et traités au centre de santé de Lubonga, la population redoute toujours une nouvelle attaque contre la cité de Walikale.
Entre-temps, un grand nombre de population civile n’a plus accès aux champs dans le territoire de Beni à la suite de l’augmentation des incidents sécuritaires. De même, les acteurs humanitaires n’accèdent plus aux zones où des opérations militaires sont en cours, pour apporter l’assistance aux personnes vulnérables. Il s’agit de la zone de Mbau-Kamango, l’axe Beni-Kasindi et la zone d’Eringeti.
Comment assurer ensemble le triomphe de la justice dans l’affaire Chebeya ?
Malgré les éléments d’information que nous livre avec circonspection le rapport d’autopsie en notre possession, l’affaire CHEBEYA continue à soulever des vagues dans l’opinion publique. S’exprimant, le 2 août dernier, devant la presse, au nom du collectif des ONGDH de la RD Congo, Mr NSII LWANDA, après avoir lancé un appel à toutes les personnes éprises de justice pour concourir à la manifestation de la vérité dans ce dossier judiciaire, « a rappelé trois exigences incontournables » :
- la mise sur pied d’une commission d’enquête internationale indépendante ;
- la mise en accusation et l’arrestation immédiate des Généraux de la Police nationale congolaise, en l’occurrence John NUMBI et Jean de Dieu OLEKO ;
- la sécurité des défenseurs des droits humains et des membres des familles de Floribert CHEBEYA et Fidèle BAZANA.
Parce qu’interpellé par cet appel, je me vois dans l’obligation, un mois après ma dernière publication sur la même affaire, de reprendre ma plume pour apporter, une fois de plus, ma modeste contribution à l’éclatement de cette vérité tant recherchée. C’est d’ailleurs dans cette perspective que s’inscrivent les comparutions devant le Parquet militaire des officiers de police de haut rang qui y sont actuellement entendus soit comme suspects, soit comme témoins à charge ou à décharge.. En attendant avec impatience ses conclusions qui fixeront le dossier devant la Juridiction de jugement, analysons ensemble, sur le plan strictement intellectuel, en dehors de toute passion et sans aucun parti pris, chacune de ces trois exigences.
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Devant les multiples revendications de ses victimes : «Mascot», l’ADG de SCO Total plaide non coupable
Bien qu’il ne soit pas en mesure de payer les prestations de ses agents et cadres, après trois mois d’exercice, prouvant par là que son entreprise fictive n’était qu’une aventure de mauvais goût, José Matondo alias Mascot continue à soutenir que SCO TOTAL sprl/Kin demeure une société à la fois en devenir et en liquidation. Et pour cause !
Ses partenaires non déclarés et non identifiés, soutient-il à qui veut l’entendre, lui ont promis des fonds pour le démarrage effectif de son entreprise. Depuis trois mois que SCO TOTAL sprl/Kin a ouvert ses portes à Kinshasa, ses financiers fictifs ne sont toujours pas intervenu l’abandonnant à son triste sort. Pourtant, ses antennes appelées «bases» continuent à recruter et à percevoir des frais, au moment où la police mène ses enquêtes sur cette affaire. SCO TOTAL continuera à faire d’autres victimes jusqu’au jour où la justice décidera la fermeture définitive de cette société et sa liquidation pure et simple.
A y voir de près, l’homme très rusé n’a pas pu exhiber à l’OPJ enquêteur, le commissaire principal Kinzeka, le nouveau registre de commerce, le numéro d’identification nationale, les agréments lui accordés par les services spécialisés de la Banque centrale pour le fonctionnement de son département de transfert de fonds et celui de micro-crédit.
Lettre ouverte au Président Kabila: JED et RSF dénoncent la détérioration du climat de travail pour les journalistes
Monsieur Joseph Kabila
Président de la République
Kinshasa - République démocratique du Congo
Paris et Kinshasa, le 30 août 2010
Monsieur le Président de la République,
Reporters sans frontières, organisation internationale de défense de la liberté de la presse et Journaliste en danger (JED), son organisation partenaire en République démocratique du Congo, souhaitent, une fois de plus, attirer votre attention sur la détérioration persistante du climat de travail pour les journalistes, ainsi que sur la réduction progressive des espaces de liberté et d’expression en RD Congo.
A I’occasion de la célébration du cinquantenaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo, le 30 juin 2010, nos organisations avaient déjà tiré la sonnette d’alarme en revenant sur plusieurs cas d’assassinats de journalistes, sur les menaces et arrestations régulières pesant sur les professionnels de I’information, et enfin sur les difficultés de la presse étrangère à pouvoir travailler convenablement.
Rapport sur le génocide au Congo : Kigali refuse de mourir seul
Comme déjà relevé par les médias en fin de semaine dernière, le Rwanda est fortement irrité par la publication du rapport du Haut Commissariat des Nations aux Droits de l’Homme sur les crimes de guerre et crimes contre l’humanité, de nature à être assimilés au génocide, commis sur le territoire congolais entre 1993 et 2003. A ce propos, Le Phare vient de tomber sur la lettre de protestation envoyée par le gouvernement rwandais, au début du mois d’août, au Secrétaire Général des Nations Unies, Ban Ki-Moon.
La missive porte la signature de sa ministre des Affaires Etrangères, Louise Mushikiwabo. Selon Kigali, il s’agit d’un travail d’amateur, truffé d’allégations mensongères, qui pue la précipitation et le sentimentalisme. « Ayant examiné ce rapport en détail, nous pensons qu’il est non seulement voué à l’échec, mais c’est une honte pour les Nations Unies, une organisation qui, sous votre direction, s’efforce de travailleur dans l’honnêteté, l’intégrité et la transparence », lit-on.
A l’instar du pouvoir de Kinshasa, celui de Kigali relève aussi un tas « d’erreurs et d’omissions, qui sont trop nombreux à énumérer. Nous pensons qu’il est absurde, pour l’Onu, qui a délibérément tourné le dos à la population rwandaise pendant le génocide de 1994, d’accuser l’armée qui a mis fin à ce génocide d’avoir commis des atrocités en RDC. Le fait que ces allégations ne contiennent que des approximations, du reste partiales, ajoute à l’insulte faite au peuple rwandais ».
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