Lemba/Foire : l’agence Eyaka Attaquée, 45.000 dollars emportés

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Le lundi 2 avril 2018 était une mauvaise journée de travail pour les
agences de transfert des fonds de Kinshasa. Car des bandits venaient
de signer un braquage spectaculaire à Lemba. Cette fois, c’est
l’agence EYAKA que les malfaiteurs ont visée.
Selon les premiers témoignages recueillis sur place à Lemba, les
travailleurs de cette agence apportaient à leur siège, des devises
pour servir de nombreux clients, soit une somme de 45.000 dollars. A
bord de leur véhicule, il n’y avait rien d’anormal à signaler. Mais
juste avant d’atteindre leurs bureaux, une voiture a barré la route à
la Toyota RAV 4. Ne comprenant pas les raisons de cette manœuvre
brusque, ils garaient leur engin et se voyaient ceinturés  par des
hommes en tenues civiles, porteurs d’armes de guerre.
«C’est quoi au juste ?» Qu’avons-nous fait ? demandait le chauffeur
aux bandits qui lui répondront. «Sortez de la jeep !» Les travailleurs
de l’agence EYAKA ont obéi à l’ordre. Immédiatement, les brigands
prenaient place à bord et le tout terrain disparaissait dans un
strident crissement de pneus. Hébétés et tout tremblotants, les
travailleurs vont rejoindre leur bureau pour raconter leur
mésaventure. De toute évidence, a laissé entendre un observateur, pour
cette attaque, acte prémédité par excellence, les braqueurs avaient
certainement suivi le mouvement de transfert des fonds, avant de
passer au braquage. En effet, ils s’étaient préalablement renseignés
sur l’approvisionnement en fonds, le mouvement des agents, et
l’itinéraire du véhicule de convoyage. Lieu de l’attaque : Lemba
Foire.
Après s’être arrêté, comme cela le lui a été ordonné, le chauffeur
était contraint de céder les clefs de contact de la Toyota RAV 4. En
quelques minutes, une fois le «transbordement» terminé, les quatre
braqueurs ont embarqué dans la jeep volée et pris une destination
inconnue.
Cette attaque en plein jour, rappelle le modus operandi adopté par
des brigands, dont certains chefs de file sont comptés parmi des
multi-récidivistes, fichés par la police comme membres des
associations des malfaiteurs, des habitués des couloirs de la justice
militaire.

J.R.T.