L’Eglise Kimbanguiste n’est pas demandeuse !

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La question de la demande de révision du procès du prophète Simon Kimbangu, qui serait introduite auprès de la Cour de Cassation de Bruxelles, était au centre du point de presse animé le lundi 5 juillet 2010 par les dirigeants de l’Eglise Kimbanguiste au Centre d’accueil, sur l’avenue Saïo, dans la Commune de Kasa-Vubu.

En effet, quatre orateurs, le révérend Elebe Kapalayi (chargé du patrimoine de l’Eglise), le professeur Matondo (Conseiller administratif du Représentant légal), le révérend Blaise Muya (directeur général de la Ratelki), et  Nsimba (Conseiller de questions diplomatiques) sont montés au front pour décliner la responsabilité de l’Eglise dans cette démarche « fantaisiste » entreprise par 19 petits-fils du fondateur Papa Simon Kimbangu. Raison avancée : l’initiative est inconnue de l’autorité suprême de l’Eglise Kimbanguiste, Simon Kimbangu Kiangani, Chef spirituel et Représentant légal de cette assemblée spirituelle dont le siège international est Nkamba Jérusalem. « Papa Simon Kimbangu est un patrimoine universel qui doit être honoré proprement, sans tirs croisés, sans escarmouches fantomatiques perpétrées par ceux qui ont pour seul intention de déstabiliser l’Eglise Kimbanguiste, de contrecarrer sa bonne marche, de nuire à la personne et aux actions de son Chef… » a indiqué le Pr Joseph Matondo, farouchement opposé à l’initiative des « marginaux » tendant à semer la confusion dans l’opinion.

Le prof a souligné qu’il est hors de question d’accepter des initiatives à l’emporte-pièces par lesquelles des petits-fils biologiques confondent l’Eglise et la famille. « Des milliers de personnes s’étaient sacrifiées pour accompagner l’œuvre salvatrice du Saint-Esprit, incarné par papa Simon Kimbangu. 37.000 familles et 150.000 morts doivent nous interpeller à chaque fois qu’il y a une quelconque réclamation à faire. Y a-t-il une réparation possible qui n’associe tous ces martyrs, morts à cause du kimbanguisme ? » s’est-il questionné. S’inscrivant dans la pensée de papa Diangenda, le prof Matondo Biyeye a conclu que l’arrestation et l’emprisonnement de l’initiateur de l’Eglise étant dans le plan de Dieu, toute démarche tendant à sa réhabilitation doit se faire dans les règles de la bienséance, de la consolidation des acquis spirituels pour lesquels il est mort, c’est-à-dire le salut des âmes, des hommes de toutes les races et de toutes les couleurs. « L’Eglise Kimbanguiste ainsi que l’opinion internationale sont conscientes que le procès de papa Kimbangu était entaché de beaucoup d’erreurs, un procès expéditif orchestré par la troïka constituée par le pouvoir colonial, les commerçants et le clergé, mais cela ne peut faire commettre à l’Eglise Kimbanguiste les mêmes erreurs » a clamé le prof.

Autres thèmes exploités durant cette conférence de presse étaient l’élévation de Simon Kimbangu au rang de Grand Cordon de l’Ordre national des héros nationaux et la sortie officielle hier soir de la Fondation « Simon Kimbangu ». Concernant le premier point, le révérend Elebe a relevé que cette décoration est un honneur de la nation tout entière et du monde. « Cet acte oblige le Chef légal et tous les Kimbanguistes de remercier le Chef de l’Etat qui a reconnu le rôle majeur de Simon Kimbangu comme précurseur de l’indépendance tant au Congo qu’en Afrique… »

Enfin, sur la Fondation Simon Kimbangu(FSK), le prof Matondo a déclaré que l’idée de cette structure créée depuis le 12 décembre 2009 vient de loin. Déjà Papa Diangenda avait émis le vœu de voir naître une structure d’utilité publique. Ainsi, cette Fondation a une double mission, d’abord soutenir toutes les actions de développement de la vie de l’homme, de sa créativité, de son bien-être, de la défense de sa personne, de ses droits, de son environnement, etc. Ensuite, soutenir les démarches devant aboutir à régler tous les problèmes de conscience, d’éthique et de justice humaine relatifs à l’emprisonnement de Simon Kimbangu et ses compagnons.

Conformément à son objet social, la FSK axera ses activités sur les domaines subdivisés en pôles tels que Œuvres spirituelles et éthiques ; Traditions, Cultures et philosophies africaines ; Recherche fondamentale ; Coopération universitaire ; Développement scientifique et technologique ; Economie mixte et développement durable intégré ; Solidarité et Œuvres sociales etc.

                Tshieke Bukasa

 

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