L’église catholique appelle à une gestion responsable

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C’est ce qui ressort  du communiqué  final  publié par le Réseau des observatoires des ressources naturelles (Orn)  de la Commission épiscopale pour les ressources naturelles de la conférence épiscopale nationale du Congo,  qui s’était réuni à Kinshasa du 21 au 25 septembre dernier  au cercle Mayalos, dans la commune de Mont Ngafula, pour faire le point sur cette épineuse question qui engage tous les congolais.

A cet effet,  les acteurs de cette commission venus de partout à travers le pays, se sont inspirés de l’appel  du Pape François, qui «encourage les organisations de la société civile à utiliser  des mécanismes de pressions légitimes,  pour que chaque gouvernement accomplisse son propre et instraférable devoir de préserver l’environnement ainsi que les ressources naturelles de son pays, sans vendre à des intérêts illégitimes locaux ou internationaux » à l’approche de la réunion de Paris sur l’environnement, Cop 21 qui va se tenir fin novembre début décembre de cette année. Ils ont tenu à associer leurs voix à cette grande messe de l’environnement pour se faire entendre et attirer l’attention du gouvernement Congolais sur la gestion responsable des ressources naturelles du Congo.

Face à tous ces maux et enjeux environnementaux, les participants aux  travaux de Kinshasa,  ce sont  notamment engagés  à mener une campagne de sensibilisation, de vulgarisation, de conscientisation  sur les enjeux écologique du moment, poser des gestes responsables pour sauvegarder la maison commune ainsi que contribuer efficacement à la mise sur pied d’un réseau ecclésial de protection  du bassin du Congo.

Par conséquent, en termes des recommandations, les participants exhortent le gouvernement à mener une « diplomatie écologique » pour faire bénéficier aux populations congolaises  l’avantage des ressources naturelles et des efforts fournis pour la conservation    du bassin du Congo et d’envisager dans un temps court l’introduction ou l’actualisation dans le cursus scolaire, des cours sur l’initiation à la gestion de l’environnement et à l’usage responsable des ressources naturelles.

A cet effet, cette commission a fait le constat selon lequel l’exploitation de ressources naturelles de la RD Congo devrait  contribuer à l’amélioration des conditions de vie de la population. Malheureusement,  fait-elle remarquer, l’exploitation de ces ressources faite de façon irresponsable constitue plutôt une sérieuse menace pour notre maison commune.

C’est dans cette optique que les membres de cette commission de l’église catholique de la république démocratique du Congo  ont mis en garde toutes les autorités et à tous les niveaux : provincial, national, régional et international sur le problème de l’exploitation illégale, clandestine, irrationnelle et irresponsable ou la non exploitation de certaines ressources naturelles.

Parmi les points abordés lors de cette atelier de renforcement  des capacités, les participants ont entre autres épinglé la problématique des ressources naturelles dans les aires protégées, avec des projets alternatifs visant à réduire la pression sur ces aires dont le parc naturel de Virunga avec le projet de barrage de 4 méga ou de 23 méga  et le parc de Salonga avec la patouille mixte ; l’extension des réserves au mépris des besoins vitaux des populations environnantes, c’est le cas de Land scape Maringa lopori-wamba à l’Equateur, Tumba-lediba, à Maindombe, la réserve à okapi à Mambasa, le parc Upemba au Katanga ; la question du dégazage ou  de l’exploitation  du gaz méthane et du dioxyde de carbone dans le lac Kivu ; la délocalisation sans indemnisation des populations ; l’exploitation anarchique du bois sans respect des clauses sociales signées avec les  populations, l’attribution et l’accaparement de certaines surfaces de terre à des particuliers et des multinationales sans tenir compte des intérêts d’une grande partie la   population ou des lois du pays. C’est le cas du carré Djolu-Befale mais aussi la  construction des maisons dans le mangrov de Muanda dans la province du Congo Central ; l’enlisement autour de la question de la révision du code minier ; la problématique de la réhabilitation des entreprises extractives nationales.                         VAN