Législatives nationales : tentative de corruption à Lubero : une religieuse catholique dénonce un sénateur et une ministre

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En proclamant ex-cathedra que les résultats rendus publics par le CENI au sujet de l’élection présidentielle n’étaient pas conformes ni à la vérité ni à la justice, le Cardinal L. MONSENGWO s’était attiré les foudres de la famille politique proche du président  Joseph KABILA Kabange. Des injures, des insinuations calomnieuses, des attaques ad hominem à travers une véritable campagne médiatique tous azimuts qui fut organisée pendant plus de deux mois contre ce Prince de l’Eglise Catholique Romaine. Et pourtant, face à ce que la presse belge compare à une avalanche des protestations qui fusent de partout, l’opinion commence à s’interroger sur l’avenir du processus de démocratisation relancée avec pompe au lendemain de la signature de l’Accord de Sun City entre les mouvements politico-militaires belligérants et les forces politiques pacifiques. Il ne se passe plus un jour sans que les langues ne se délient pour dénoncer des cas des fraudes, des tricheries, des bourrages des urnes, des vols des voix, des corruptions des responsables des centres et bureaux de vote  et des intimidations des témoins.

Le cas ci-dessous est scandaleux car il s’agit d’une religieuse répondant au nom de Sœur MUYISA qui était chargée de superviser un centre des bureaux de vote dans le territoire de Lubero au Nord-Kivu. Cette religieuse a été entendue sur procès-verbal devant le curé de la Paroisse de Lubero, en présence des notables locaux, des chefs coutumiers et des témoins des partis politiques de l’opposition au sujet de ce qui s’était passé le jour des élections présidentielle et législatives. En clair, elle a déclaré avoir refusé la somme de 50.000 dollars Us lui proposée par deux candidats à la députation nationale pour traficoter sur les résultats des élections législatives.

Ci-dessous la plainte déposée par cinq partis de l’opposition, notamment l’UDPS, l’UNC, l’ECIDE, le PLD et l’UDECEF adressée au Procureur de la République de Butembo-Lubero et qui tarde à déclencher les enquêtes en vue de rétablir les responsabilités. Elle s’ajoute  aux milliers d’autres réclamations introduites par les particuliers et les partis politiques tant de la majorité sortante que de l’opposition politique pour dénoncer les cas de corruption, des fraudes, des vols des voix, des bourrages des urnes, des intimidations des témoins qui ont émaillé les scrutins du 28 novembre dernier.

F.M.  

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