L’éducation entrepreneuriale des femmes en chantier au CWB

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La Wallonie Bruxelles Internationale  et l’Entrepreneuriat dans sa branche Research (une organisation scientifique) viennent d’organiser du 1er  au 3 mars 2017 au Centre Wallonie Bruxelles (CWB) des journées scientifiques à l’intention des femmes entrepreneures en RDC.  C’était sous le thème : «Incubateur d’entreprises, facteur déterminant pour la formation de l’entrepreneuriat féminin  en RDC».
Les animatrices des PME présentes au CWB  se sont fait accompagner de leurs maris, proches et enfants.
A travers ces journées de réflexion, les organisateurs ont voulu palper du doigt les pesanteurs qui bloquent l’émergence de l’entrepreneuriat féminin en RDC et voir comment accompagner par incubation les projets initiés par la gent féminine.
            Partage d’expériences, interventions, travaux en carrefours se sont  enchaînés tout au long de ces journées scientifiques.  On a  enregistré les interventions de Marie Claire Yandju, professeur d’université férue des problèmes d’innovation, des entrepreneures Joelle Bile, Lysa Onema, du prof Lututala.
            Les participants ont été répartis en groupes homogènes (femmes entrepreneurs, maris des créatrices d’emploi, proches des entrepreneures) et hétérogènes ou mixtes. 
            Pendant trois jours, les entrepreneures, leurs accompagnateurs, les intervenants, ont parlé sans tabou des problèmes qui freinent l’élan des femmes entrepreneures. Il s’agit de la nécessité pour la femme entrepreneure de prendre conscience  de sa situation mais aussi des enjeux économiques régionaux  qui entraînent une concurrence rude, du poids des familles, de  l’irresponsabilité de certains maris qui considèrent  les activités génératrices des revenus de leurs épouses comme des mangeoires, de la réticence des banquiers à accompagner les entrepreneures. En outre, le mariage peut à la fois être un frein ou un soutien pour l’entrepreneure.  Toutefois, le problème majeur  qui se pose pour les entrepreneures est qu’elles souffrent de l’absence d’une éducation managériale.  Peu enclines à la rationalité, la poignée des dames qui parviennent à se faire une place au soleil sont exposées aux regards négatifs de la société.
            Le concept de l’abrogation de l’autorité maritale a enflammé les débats, créant deux « camps » antagonistes au CWB. Il en est de même du celui de la compatibilité des intérêts de la femme entrepreneure et son rôle d’épouse.
             Au regard des sujets abordés, l’IF en est venu à l’idée de repenser sa perception  en matière d’entrepreneuriat féminin. On   estime nécessaire d’associer désormais  dans le processus d’accompagnement par incubation les maris ou partenaires des créatrices d’emploi.
            On aimerait aussi aider les entrepreneures à acquérir une nouvelle vision de leurs affaires en s’appuyant sur la recherche et l’innovation pour réétudier les coûts de revient, améliorer leur rendement.
 Ledit organisme compte  contribuer à la mise  en place d’un  réseau numérique et physique  des femmes entrepreneures  en vue de mutualiser leurs risques commerciaux, en créant des points de vente et des centrales d’achat communes.
             Il est  aussi question d’aider les futures patronnes des PME à anticiper sur le choix de leurs régimes matrimoniaux et à la préparation psychologique de leurs futurs maris. L’IF souhaite voir les ongs tenues par les dames  se transformer en PME.  
 
 Jean-Pierre Nkutu