L’Ecole belge et les Ecoles techniques congolaises pour un Congo prospère avant 2030

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A l’orée du cinquantenaire de la RD Congo, des initiatives encourageantes pour développer le pays sortent du pavé. Comme porteurs de ce rêve grand, des enfants d’aujourd’hui qui représentent l’avenir de demain. Les responsables du Lycée Prince de Liège et ceux des Ecoles publiques congolaises se sont entretenus avec la presse congolaise, samedi 5 juin 2010, afin de véhiculer les messages des enfants pour un Congo prospère avant 2030.
 
Pour le Chef d’Etablissement du Lycée Prince de Liège, Mme Annick Wyart-Watelet, « au travers de 2 spectacles Prince Mwana Congo et Princesse Ruwej, nos petits élèves et ceux des premières secondaires seront les messagers du passé, du présent et du futur : retrouver ses racines pour mieux construire son avenir. Textes, danses, chants leur permettront de nous délivrer un message d’espoir que nous écouterons avec attention : ce sont eux les bâtisseurs du Congo de demain».
            Tandis que Joël Leroy, coordonateur du projet d’appui à l’Enseignement technique et formation professionnelles de la CTB (Agence belge de développement) déclare : « C’est un passage privilégié pour le développement de la RDC. Il nous faut un programme qui tienne compte des besoins réels de la population. Nous ne venons pas ici en donneur de leçons mais en partenaires indispensables pouvant partager les expériences constructives. D’où nous travaillons en partenariat avec les écoles publiques congolaises dans le cadre de la sensibilisation de la société civile et des décideurs sur les aspects valorisant l’enseignement technique et la formation professionnelle». 
            En bref, la sensibilisation sur terrain égraine succès sur succès. Après avoir joué les 27 mai et 3 juin à la Halle de la Gombe, les élèves du Lycée Prince de Liège ont presté, ce samedi 5 juin, au sein de leur établissement pour le compte de quelques élèves et responsables des Ecoles techniques congolaises. Ils poursuivent leurs prestations, les 24, 25 et 28 juin, respectivement au Centre Wallonie-Bruxelles et à l’Ecole belge. Alors que les écoles techniques congolaises, en partenariat avec l’AETFP, démarrent leurs activités théâtrales à partir de 10h00’du matin, du 07 au 09 juin au CWB, avant d’aller le 28 juin à l’Ecole belge.
 
Spécificité du message pour les deux institutions belgo-belges
            Le projet AETFP et le Lycée Prince de Liège ont un message spécifique: le rêve d’un Congo florissant en 2030 à condition de protéger et d’exploiter à bon escient ses trésors que sont la forêt, l’eau, la terre cultivable, la population jeune avide d’apprendre.
            Ainsi donc les scénariis théâtraux tournent autour de ces grandes idées. Au Lycée Prince de Liège, c’est Chantal Tombu qui a fait office de directrice artistique dans « Prince Mwana Congo ». Sur base de chansons, poèmes et danses, les jeunes invitent chacun à découvrir les paroles sages des anciens et à agir pour protéger quatre trésors renouvelables cités ci-haut. « Prince Mwana Congo », c’est toi, moi, un peu de chacun d’entre nous. Tandis que « Princesse Ruwej » est un ballet dirigé artistiquement par Mme Kasongo : « Nous présentons l’épopée Lunda qui met en avant le 4ème trésor qu’est la population. Nous voulons consolider la mémoire de nos enfants face à leurs origines. Je suis belge d’origine congolaise. J’appartiens à deux valeurs culturelles et nous ne pouvons pas nier l’histoire commune. En 2010, c’est très important de savoir que nous sommes tous métissés culturellement. L’histoire belge est venue croiser notre avenir mais nous devons continuer à vivre ensemble. Nous venons apporter tous une petite pierre à l’édifice Congo afin qu’il se développe. L’avenir est dans ce mélange des cultures».
            «L’histoire de la Princesse Ruwej, issue d’un mythe fondateur congolais, souligne l’importance des échanges culturels. Un nouveau type de gouvernement- la royauté sacrée- avec un rôle décisif pour la femme, est né jadis de la rencontre entre deux peuples aux organisations sociales élaborées. L’histoire de Ruwej explique aussi comment l’influence luba et les échanges rituels permirent l’essor d’une société nouvelle».
            Bref, un plaidoyer de l’urgence d’une nouvelle éducation adaptée à la sauvegarde des patrimoines et à l’aménagement du territoire. En somme, « une nouvelle école prend corps, diffuse de nouvelles attitudes, de nouveaux réflexes, pour un objectif 2030 de développement durable. La RDC possède les clefs pour résoudre la pauvreté et devenir un modèle écologique, à condition d’informer et éduquer tout un chacun. »   
            A l’AETFP, par contre, l’accent est mis sur l’amélioration de la qualité et de l’efficacité de  l’enseignement technique et la formation professionnelle en RDC. Ce trésor doit être au service du pays, des hommes et de leur avenir. D’où la poursuite des enjeux prioritaires que sont : « Une formation qualifiante, des programmes de qualité, des professeurs bien formés et un ensemble pensé en adéquation formation-emploi. Le processus de reconstruction de la RDC nécessite d’avoir des ouvriers, des ouvriers qualifiés et des techniciens compétents à tous les niveaux».  
            De manière succincte, ce sont six écoles (ITI/Gombe, IPG-Gombe, Eproba/Lemba, ITIP-Ngaliema, INPP-Limeté et Lycée Technique de Limeté) qui se sont engagées dans la sensibilisation. Soit environ 60 élèves, 10 par école, sous la supervision de l’Asbl « Atelier Théâtr’Action», des professionnels de théâtre pour des saynètes mettant en exergue les filières techniques. Il s’agit, notamment de la mécanique, la construction, la maçonnerie, la plomberie, l’électricité, la menuiserie, la coupe-couture, la commerciale-administrative et la mécanique auto…
Eddy Kabeya        
 

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