Leaders de musique malmenés en Europe : les fans de Werrason se vengent à Kinshasa

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Une scène cocasse a été observée hier mardi 1er mars 2011 au point de check in d’Air France, situé à côté de l’Hôtel Memling, où des individus se réclamant du staff « Manzaka ma Nkoy », ont tenté de violenter les personnes s’apprêtant à voyager pour l’Europe, particulièrement la France. C’est grâce à l’intervention musclée des éléments de la police nationale congolaise (PNC) que cette entreprise odieuse a été étouffée dans l’œuf.

 

    Renseignement pris, le Phare a appris que ces inconditionnels de la star congolaise de la musique, Noel Ngiama dit Werrason, avaient juré de venger leur vedette obligée de ne pas jouer son concert jumelé avec Papa Wemba, le samedi 19 février 2011 à l’Elysée-Montmartre au 72 Boulevard de Rochechouart Paris, 18è arrondissement. Ayant indexé les « Bana Congo », un groupe de pression de la diaspora congolaise né à Londres(Grande-Bretagne), comme étant les principaux auteurs des déboires des artistes congolais en Europe depuis quelques années, les « Manzaka ma Nkoy » ont jugé bon de renvoyer l’ascenseur aux voyageurs prenant le vol « Air France ». La police n’ayant pas encore divulgué les noms des instigateurs et des meneurs de cette action, les observateurs témoins de cette scène ont failli tomber de leurs chaises face à la témérité de cette initiative, surtout au regard des personnes ciblées dans ce « règlement des comptes ». Parmi ces paisibles voyageurs, croit-on savoir, nombreux n’habitent même pas Paris, et encore moins ne fréquentent le milieu politico-musical national. Et pourtant, ils ont eu inutilement et gratuitement droit à des menaces de mort…

    Des sources sures, Le Phare vient d’apprendre  que le producteur du spectacle manqué, Badive Badibanga, aurait porté plainte contre ces éléments de la diaspora congolaise de France pour l’avoir contraint d’annuler le concert Wemba-Werrason.

    En effet, rapporte-t-on, ceux-ci s’étaient rendus devant la salle où devaient se produire les deux artistes congolais venus de Kinshasa pour un spectacle programmé à 100 euros le prix d’entrée. Alors que le producteur Badive avait l’idée de rassemblé les deux monstres de la musique congolaise à l’occasion de la Saint-Valentin, bon nombre de ses compatriotes ont plutôt pris l’option de faire parler la violence afin de d’amener ces deux artistes à s’impliquer davantage sur la chose publique, à l’instar de Myriam Makeba, Tiken Jah Fakoly, Lexxus Legal, Lucky Dube, Johny Clegg… Bref, des artistes qui ont combattu  toutes sortes d’antivaleurs dans leurs pays respectifs.

Pour revenir au concert du 19 février qui n’a connu le moindre début à cause de la confusion qui y régnait, plusieurs versions s’opposent sur les vrais responsables de la situation. Pour certains, c’est la police française elle-même qui a placé l’affiche « Concert annulé ». Pour d’autres, c’est à la suite de la tentative de vandalisme que les agents de l’ordre ont pris cette initiative.

    Il faudrait noter encore qu’une opinion se répand au sein de la communauté congolaise de l’occident qui veut plus se faire avoir. Pour les « Parisiens », comme on les appelle, c’est grâce à leur argent que les artistes musiciens qui viennent jouer en Europe s’enrichissent et friment au pays. Tant que le Congo continuera à vivre ses soubresauts, jurent-ils, il n’y aura plus de concerts avilissants en occident. Depuis quelques années, plusieurs artistes dont Tshala Mwana, JB Mpiana, Koffi Olomidé etc. ont été victimes de ces châtiments lanc»és en Grande-Bretagne et qui se répand entaujourd’hui dans les autres pays européens. Sans doute l’heure est à la réflexion pour nos artistes afin de soigner le contenu de leurs œuvres et s’engager effectivement dans un art citoyen.

 

Tshieke Bukasa

 

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