Le troisième congrès des neurosciences de Kinshasa a vécu

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Les lampions se sont éteints hier mardi 15 juin,   à l’hôtel Sultani sur le troisième congrès des neurosciences organisé à Kinshasa par l’Association pour la promotion des neurosciences (Aprones) du 14 au 15 juin 2010. Ces travaux ont été clôturés par le représentant du doyen de la faculté de médecine de l’Université de Kinshasa. Pendant  deux jours, toute la crème scientifique nationale et internationale s’était donné rendez-vous en terre congolaise pour  échanger autour du thème « neurosciences : cerveau et environnement ». Le mobile de ce congrès, alors qu’Aprones fête ses dix ans d’existence  était de voir comment l’environnement immédiat joue un rôle déterminant dans les maladies de tous les jours, telles que le paludisme, première cause de mortalité dans le monde et en Afrique subsaharienne, mais aussi le Konzo, une maladie qui touche le système nerveux bien connu en République démocratique du Congo.

A la fin des travaux, à titre de recommandation, le congrès a encouragé  tous les  participants : scientifiques, chercheurs et praticiens parmi lesquels on a compté une bonne brochette  d’étudiants en médecine, futurs disciples dans l’art de guérir de s’approprier pleinement les résultats de recherches pour les mettre en pratique dans leur travail de tous les jours. Par ailleurs,  les congrès a  invité ces  mêmes étudiants à s’impliquer totalement  dans la recherche en collaboration  avec   toutes les universités et instituts de recherche qui travaillent  dans ce secteur.

La journée d’hier était consacrée  à la présentation des travaux sur la neurodégénérescence et la neurotoxicologie.

Dans la matinée, plusieurs exposés sur la neurodégénérescence, notamment les travaux sur la sclérose latérale amyotrophique ont été présentés par les professeurs J.M. Malteaux de l’Ucl en Belgique, le professeur  Luabeya du Cnpp, Unikin, docteurs Itakala, Kabamba, Mayemba et Mukedi ; la maladie d’Alzheimer et pathologies associées par le professeur R.Kalaria de l’université de Newcastle en Grande Bretagne ; l’expérience congolaise sur cette maladie par les docteurs Nengi,  N’Landu et le professeur Kayembe, le modèle animal de cette même maladie par le professeur D.Cecetto de l’université western de Ontario au Canada, la maladie de Parkinson, expérience du Cnpp par docteurs Kashama, Itakala et Kabamba et enfin l’imagerie médicale et pathologies dégénératives par le docteur Tshibanda de l’université de Liège. Tous ces exposés ont eu pour avantage de présenter de manière détaillée les différents mécanismes par lesquels ces maladies rares s’installent et leur traitement par rapport aux avancées de la recherche afin de mieux  comprendre  le schéma  clinique de Konzo (paraparesie neurodégénérescence).

Dans l’après-midi, les conférenciers ont suivi les exposés sur la neurotoxicologie présentés par le professeur Sharon Juliano de Usuhs, Bethesda ; JC Mwanza, université of Miami School of Medcine, Florida ; Tshala Katumbay, Oregon Healht & Science University, Portland, Oregon tous venus du pays de l’oncle Sam.  Dans ces communications, les scientifiques ont tour à tour présenté les méfaits de tous les solvants et insecticides qui mal utilisés provoquent de maladies qui touchent le système nerveux central et périphérique.

Pour rappel, le troisième congrès d’Aprones de  Kinshasa a été une réussite grâce à la collaboration de nombreux partenaires tant publics que privés qui ont soutenu de bout de bras ses travaux. Notamment Ibro, Merck-serono, Gsk, Novartis et Sanofi Syntelabo.

A.Vungbo

 

   

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