Le transport en commun paralysé à Kinshasa

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Après le moratoire accordé par le gouverneur de la ville pour faciliter la mobilité de Kinois pendant les fêtes de fin d’année, l’opération couplée de recouvrement forcé de la vignette et de l’assurance automobile paralyse de nouveau Kinshasa. La première conséquence, c’est que pendant les heures de pointe, cette opération escargot crée la rareté des véhicules de transport en commun dans les arrêts de bus qui se transforment ainsi en lieux de rassemblement populaire. Et lorsque qu’un véhicule est en vue, c’est la ruée et l’on frôle chaque fois la bagarre entre  usagers et les chargeurs qui font les gros bras. , Il faut désormais se lever très tôt pour espérer arriver à destination à temps.

Sinon, il faut passer des heures à attendre un moyen de transport hypothétique. Les premières victimes de cette situation sont sans nul doute les élèves du primaire et du secondaire de différentes écoles de la place ainsi que tous les travailleurs. Ce désagrément perturbe naturellement des programmes des rendez-vous dans tous les  secteurs de la vie. Tout prend du retard. On ne peut pas avec certitude répondre à un rendez-vous. Par ailleurs,  la peur du gendarme aidant, ceux qui ne se sont pas encore acquittés de cette obligation, « les zadio » comme disent les Kinois  ne sortent qu’après le départ de ce commando. 

Alors qu’ailleurs ce secteur stratégique  est entièrement tenu par l’Etat, en Rd- Congo celui-ci est  entièrement abandonné  entre les mains des particuliers. Malgré les multiples sonnettes d’alarme, les Kinois ne voient pas le début d’une solution à court terme. Et comme la démographie galope dangereusement à Kinshasa, comment espérer organiser un jour une compétition d’envergure continentale comme la CAN en Rdc alors que la mobilité pose problème ? Et pourtant, il suffit d’un peu d’organisation, car Kinshasa dispose des véritables atouts, notamment trois voies afin de permettre une circulation sans encombre sur la route, le rail et l’eau. 

Anaclet Vungbo     

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