Le Syeco déçu par l’égoïsme des élus nationaux

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Le Syndicat des Enseignants du Congo (Sy.E.Co.) a tenu son assemblée générale le samedi 22 janvier 2011, au siège du Conseil syndical des services publics et privés (COSSEP), dans la commune de Limete. Prenant la parole à la fin des débats et échanges des points de vue des enseignants venus nombreux à cette occasion, Jean Pierre Kimbuya, secrétaire général de ce syndicat, a lu la déclaration finale sanctionnant cette rencontre. S’agissant de la situation politique confuse créée par la volonté du Parlement et du gouvernement de revoir certaines dispositions de la Constitution, en tant que syndicat socialiste, militant pour une société plus juste et égalitaire, le Syeco a exprimé la déception de ses affiliés face à l’empressement de l’adoption de la révision  constitutionnelle par les élus du peuple qui ne se sont nullement souciés d’améliorer la condition enseignante pendant la législature qui s’achève. Mais ils ne se sont pas privés d’offrir à leurs électeurs un spectacle désolant à cause de leurs intérêts égoïstes.

          Pour ce syndicat, les institutions de la République sont invitées  au respect, aussi bien des valeurs démocratiques et  républicaines que des textes et statuts favorisant la promotion des agents de l’Etat, particulièrement des enseignants. Car ceux-ci ne manqueront pas de s’exprimer le moment venu pour faire triompher la vraie démocratie. La situation politique figurait parmi les quatre points à l’ordre du jour de cette réunion. Les trois autres points portaient sur l’évaluation de la paie des salaires de décembre 2010 à travers la République ; la reprise des travaux de la Commission paritaire gouvernement-Syndicats de l’Administration publique et l’ouverture des comptes bancaires par les écoles, particulièrement à Kinshasa et à Lubumbashi pour l’année scolaire en cours.

            Après échanges, les affiliés au Syeco ont constaté avec regret  que le gouvernement n’a pas tenu ses différentes promesses sur la paie des salaires dans les délais, ce qui dénote un mépris envers les enseignants. Toutefois, il a noté que la paie est presque effective dans les chefs-lieux des provinces. C’est ainsi qu’à la demande de ses membres de Kinshasa et des provinces, il a décidé la suspension du mouvement de grève pour les enseignants de toute la République qui ont touché leurs salaires, conformément aux revendications du 04 décembre 2010 et 06  janvier 2011. Tout en dénonçant la paie des enseignants de la capitale avec des billets impropres à la consommation, couplée avec des retenues allant de 2000 à 6000FC par école, le Syeco souligne aussi que le paiement des salaires aux enseignants des districts et territoires par le gouvernement leur permettra de reprendre  le travail dans la sérénité.

          En outre, il demande, tout affaires cessantes, la reprise des travaux de la commission paritaire gouvernement-syndicats de l’Administration publique en vue de la fixation du nouveau tableau barémique en faveur des enseignants et personnels de l’éducation ainsi que d’autres agents de l’Etat pour 2011, au regard de l’Accord de Mbudi. Il convient de noter que ces travaux ont été suspendus en décembre 2010. Enfin, concernant l’ouverture des comptes bancaires par les écoles, le Syeco demande aux responsables des banques concernées par cette mesure de mettre en place une réglementation en vue de mettre fin au flou persistant dans cette opération.

 

SAKAZ

 

 

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