Le spectre de Mbandaka : les «parlementaires debout» indésirables

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            Les sites publics qui accueillent ceux que l’on désigne abusivement sous le vocable de «parlementaires debout» à Kinshasa, le plus souvent voisins des points de vente des journaux, sont systématiquement investis par la police depuis un certain temps. Les citoyens habitués à discuter publiquement des sujets d’actualités, surtout politique, sont désormais indésirables à Matonge (Victoire), Limete (10ème Rue), Lemba (Echangeur), Ndjili (Ste Thérèse et Quartier 1), Bandal (Parking Moulaert), IPN (Terminus), Matete (Quartier Tomba), etc.
            Cette chasse aux parlementaires debout» a des répercussions fort négatives sur une activité légale, celle des vendeurs des journaux, dont les produits sont souvent illégalement confisqués par les éléments de la police nationale. Face aux protestations de ces concitoyens, des officiers de la police chargés du «nettoyage» des «sièges» des «parlementaires debout» rétorquent que les attroupements sont interdits dans la capitale, jusqu’à nouvel ordre. A les en croire, des infiltrés Enyele, qui ont dernièrement attaqué Mbandaka, pourraient se mêler à ce type de réunions pour perturber l’ordre et la sécurité dans la ville. Déçus de ne plus exercer leur liberté d’expression, les «parlementaires debout» demandent à qui de droit de  leur restituer leur parlement, dans l’intérêt de la démocratie.
 
Kevin Kabamba Mbuyi (Stg/Unikin)

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