Le souverain primaire maître de son destin

0
217

L’Institut Panafricain pour la Paix, l’Education, le Dialogue et le Développement « Bumuntu Peace Institute » a organisé  le mercredi 1er juin 2011,  en collaboration avec le Centre d’Etudes pour l’Action Sociale « Cepas », une journée de réflexion  sur les élections, le dialogue et la paix en RDC.  Ces échanges ont eu lieu d’abord  au ministère des Affaires Etrangères et ensuite au Cepas. Ils marquent le début officiel des activités de ladite asbl en RDC.
Droits de l’homme, dialogue et démocratie, sécurisation du processus électoral par la PNC, élections et paix en RDC, Constitution de la RDC : démocratie et élections…. sont les intitulés des exposés retenus par l’organisation. Et avec comme orateurs : le prof Léonard  Swidler, le colonel Ngoy de la PIR, le jésuite Ferdinand Muhigirwa….

Appelé à présenter « Bumuntu Peace Institute », Mutombo Nkulu a indiqué d’emblée   qu’il vit aux USA depuis 18 ans.  Et enseigne à l’université de Californie. Un million d’africains émigrent chaque année aux USA. Le « contingent » en provenance de  l’Afrique Centrale est de 3 %  « C’est grave ! », s’est-il écrié. Pour « exister », il faut s’associer aux autres. Et de renchérir qu’en raison de son long séjour en Amérique, il se propose de faire le pont entre des structures nord américaines et congolaises. Précisant par la même occasion avoir décidé d’établir d’abord son asbl en RDC avant de l’étendre dans d’autres pays africains.  Cette asbl est en fait une branche de  l’asbl Dialogue Institute Temple du nord américain  Léonard Swidler de l’université de Philadelphie.  Ce dernier a été jadis le professeur de notre compatriote Mutombo. Pour le moment, Celui-ci a établi provisoirement son siège au Cepas.

Ferdinand Muhigirwa a relevé que des élections vont avoir lieu un peu partout en Afrique cette année.  En RDC, la communauté internationale ne pilote pas ce processus électoral.

Il s’est appesanti ensuite sur la  déclaration des évêques congolais sur les élections, les dix commandements censés être respectés par les électeurs ou encore les dix exigences pour l’organisation des élections  crédibles. En résumé, le souverain primaire doit être maître de son destin. Tout doit se faire dans le respect de la loi. Ngoy  Sengelwa est revenu  sur les élections de  2006 ,  les dispositions prises par la PNC pour sécuriser ce processus.  Hormis leur tâche traditionnelle de maintien d’ordre,elle a l’obligation de garantir l’organisation des élections.

Beaucoup des choses ont changé. L’UDPS a décidé d’entrer dans la danse. Plusieurs autres partis politiques vont aussi participer aux élections.
La police doit être outillée pour faire face aux multiples problèmes ( réactions de la foule, contestation du verdict des urnes, autres menaces) pouvant surgir pendant les périodes préélectorale, électorale ou post électorale. Il a fait état à ce sujet de la contribution des partenaires de la RDC au  recyclage de plusieurs bataillons de la police. La PNC  sur fonds propres, recycle aussi  quelques policiers. Et a dit craindre l’action des kulunas, souvent regroupés en écuries.. Ces inciviques peuvent être récupérés par certains politiciens.  On doit  réunir suffisamment des données sur ces kulunas pour les neutraliser.

 Jean- Pierre Nkutu

LEAVE A REPLY

*