Le sort du M23 suspendu aux négociations de Kampala

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images (4)Les journalistes présents au point de presse hebdomadaire de la Monusco, tenu hier mercredi 10 juillet dans son Quartier général, ont voulu savoir si la reprise des concertations entre le gouvernement congolais et le mouvement rebelle du 23 mars(M23) pourrait avoir une influence sur le travail des futures forces africaines d’intervention chargées de traquer les groupes rebelles en RD Congo. Réponse du porte-parole de la Monusco : « Oui, dans la mesure où si les deux parties se mettent d’accord, et que le M23 dépose les armes et se range derrière les institutions, il ne sera pas pris pour cible par les forces de la Brigade d’intervention… »

            Somme toute, l’agent onusien a tenu à rappeler que cette unité est mise sur pied pour mettre fin à tous les groupes armés et non seulement pour le M23 comme d’aucuns le pensent.

            Dans le registre sécuritaire, son homologue militaire, le lieutenant-colonel Félix Prosper Basse, a relevé que la situation sécuritaire tendue au Nord-Kivu la semaine dernière, est plutôt restée sous contrôle onusien et congolais.

            En effet, renseigne-t-il, la force de la Monusco poursuit sans relâche ses 7 opérations unilatérales dénommées « Wide awake » (Réveil total), « Formidable », « Blue Redoubt I et II »( Forteresse bleue I et II), « Strong Flank »(Flanc rigide), « Blue Eagle »( Aigle bleu), « Silent Guns » (Armes silencieuses) et « Blue Hammer »(Marteau bleu), dans le but de contrer toute menace des groupes armés contre la ville de Goma, notamment le M23 ; et assurer la protection des populations civiles.

            Cependant, il a indiqué qu’en date du 5 juillet dernier, des éléments M23 ont arrêté et incarcéré 40 jeunes hommes accusés de collaborer avec les Maï Maï Nyatura, dans la région de Rutshuru. Alors que le lendemain, le 6 juillet 2013, approximativement 40 éléments armés ont attaqué les positions du M23 dans le village Kanyaruchina situé à 4 km au Nord de Goma. Et ils ont également tiré sur les populations civiles pour les intimider. « Ils se dirigeront par la suite en direction des positions tenues par les Casques bleus des Forces d’intervention rapide en ouvrant le feu sur eux. Ces derniers, après quelques coups de semonce pour dissuader l’avancée des éléments armés, riposteront avec fermeté conformément aux règles d’engagement en vigueur, tuant 1 assaillant et capturant 1 enfant soldat. 2 autres rebelles ont été blessés au cours de ces accrochages », a renseigné Basse.

            Le 10 juillet 2013 aux environs de 6h00, approximativement 30 éléments armés ont attaqué à nouveau les positions du M23 à Kanyaruchina. En réaction, a-t-il rapporté, le M 23 a lancé une contre-attaque contre ce groupe, pendant que les Casques bleus de la Monusco en alerte maximale, prenaient toutes les mesures nécessaires pour protéger les populations civiles et bloquer tout mouvement du groupe armé vers Goma. Les assaillants ont ouvert le feu sur les positions de la Monusco occupées par les forces de réaction rapide, qui ont immédiatement riposté en application des règles d’engagement et ce ; après des tirs de sommation pour dissuader l’avancée de ces hommes armés. Bilan : 4 assaillants blessés et capturés par la Monusco avec 3 armes AK-47 et des munitions ; puis soignés et évacués vers l’hôpital de Goma.

Entre-temps, conclut-il, à peu près 100 civils de ce village pris de peur, ont initié des mouvements vers Goma.    Tshieke Bukasa 

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