«Le Soleil» a fait briller ses 40 bougies à Daka’Art

0
46

Premier et grand quotidien sénégalais de tous les combats pour l’ordre républicain, « Le Soleil » souffle sur ses 40 bougies ce 20 mai 2010. Un âge de maturité professionnelle approuvée sur le plan tant africain qu’international. Ses festivités ont démarré, plutôt, le 11 mai au sein de leur siège situé sur la route du Service géographique à Hann. Le Premier Ministre du Sénégal était personnellement présent pour honorer les loyaux services que ce canard rend et continue de rendre à l’Etat sénégalais.

 Dans son speech, il a assuré les journalistes de la poursuite d’engagement financier  afin que le Soleil brille encore de mille feux. Le soleil, a-t-il, souligné, est un organe de presse dont la vocation est de rendre visible les actions réalisées par le gouvernement sénégalais. Ce n’est pas un organe de propagande ni, non plus, le porte parole du parti au pouvoir. Notre gouvernement continuera à soutenir tous les médias de l’Etat, conclut-t-il avant de féliciter tous les gestionnaires du Soleil depuis sa création pour leur ténacité. En effet, il faut bien souligner, que le Soleil a été de tous les combats instrumentalisés ou pas contre l’opposition démocratique dirigée à l’époque par Me Abdoulaye Wade. D’où quelques frustrations ressenties lors du changement de régime dans le milieu de ses employés. Mais, la raison a vite pris le dessus des émotions afin de perpétuer l’ordre républicain.

 «40 ans d’art et de Soleil » 

Organe de presse accordant une importance capitale non seulement à la politique mais aussi à la culture, le siège des Editions du Soleil a, d’une pierre deux coups, organisé une exposition d’arts plastiques dans le cadre de Dak’art-Off 2010 : « 40 ans d’art et de Soleil ». Une exposition de grande qualité artistique dirigée par le Commissaire, Dr Youma Fall qui est une experte bien connue sur le plan culturel et également conseillère chargée des partenariats et de la conception de projets culturels à la biennale des arts de Dakar. Elle est professeur associé à l’Université Senghor d’Alexandrie en Egypte. Elle a entraîné dans cette aventure les plus beaux pinceaux du Sénégal. A l’image de : Ibou Diouf, Souleymane Keïta, Djibril Ndiaye, Mamadou Wade, Joe Ouakam qui représentent « l »art contemporain du Sénégal et affirmation identitaire des années 1970-1980.  Puis de 1980-1990 sur les « Ruptures et transitions vers un art contemporain engagé » avec Anta Germaine Gaye et El Hadj Moussa Babacar Sy. De 1990-2000 pour la génération allant « Vers un art libre et profondément conceptuel » : Soly Cissé, Ndary Lô, Ibrahima Niang-Piniang, Mamadou Ndoye-Douts et Samba Seydi-Pape Seydi. Enfin, « Vers un art actuel et international » de 2000-2010 avec Kiné Aw, Alboury Fall et John Grand. Un travail d’une esthétique très appréciable qui est aussi contenu dans un catalogue d’une centaine de pages où il y a des hommages et souvenirs d’un rayon de soleil qui illumine le Sénégal et l’Afrique. 

Eddy Kabeya   

LEAVE A REPLY

*