Le sang du commandant Daniel Philemotte crie vengeance au nom de tous ses passagers décédés avec lui

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Nous l’avions pourtant prédit, mais ils ont fait la sourde oreille et n’ont pas voulu nous croire. Mais comme la vérité est têtue et incontournable, même face à la dissimulation des preuves, les langues commencent à se délier dans les milieux de l’Aéronautique Civile Congolaise. 

            Les fausses thèses de panne sèche et de crocodile à bord du Turbopropulseur Let – 410 9Q – CCN de Marque Tchèque piloté par le Commandant Daniel PHILEMOTTE et son Copilote WILSON CHRISTOPHER Edward n’étaient que des mensonges maudits qui entraîneront certainement la responsabilité pénale de leurs auteurs avec de très lourdes conséquences, car lorsqu’un crime est froidement prémédité, les moyens pour le dissimuler le sont aussi.

            L’ancien Premier Ministre Britanique DISRAELI n’a-t-il pas dit que le mensonge maudit est celui qui engage tout un Avenir, tout une Nation, sans que l’on sache au juste quelles en seront les conséquences,  bonnes ou mauvaises, à court, à moyen ou à long terme ? Et plus tard, lorsqu’on découvre que tout n’a été que mensonge et supercherie, l’on se rend alors compte trop tard avec remord que l’Avenir est dans l’impasse, car le soleil avait déjà été confisqué dès qu’on avait avalisé ce mensonge maudit.

            Mais qu’est-ce qui a poussé alors certaines personnalités à faire, sous le couvert de l’anonymat, des déclarations totalement fausses dans la presse locale et internationale sur les causes du crash du 25 Août 2010 à BANDUNDU et sur les circonstances qui l’ont entouré ? Quel intérêt avaient-elles d’entreprendre une telle procédure très courageuse qui dénigre la mémoire de Feu Commandant Daniel PHILEMOTTE, pendant que l’enquête est en cours ? En tout cas, de telles déclarations ne grandissent personne.

            C’est déjà assez dur et insupportable de réaliser que la Belgique et le Congo ont perdu un Pilote de renom à la compétence éprouvée. Pourquoi alors faut-il en rajouter pour salir son image ?

            Un Grand Aviateur de la place nous a avoué que personne n’oserait contredire le constat du Commandant André DECORTE, Spécialiste délégué par le Comité des Transporteurs Aériens Congolais, qui a confirmé la présence du carburant dans les réservoirs du Turbopropulseur même au lendemain du crash.

            Pour quelles raisons alors ces mêmes personnalités chargées de l’Enquête n’observent-elles pas scrupuleusement leur devoir de réserve lorsqu’elles se permettent de divulguer dans la presse tant nationale qu’internationale une fausse thèse de la présence d’un crocodile pendant que l’enquête poursuit son bon homme de chemin et que la boite noire n’a jamais été décryptée.

            A supposer que la thèse du crocodile soit vérifiable, ne fallait – il pas réserver la primeur de cette information aux seuls Officiels Congolais et aux Services Compétents chargés de l’enquête au lieu de les surprendre en la diffusant brusquement dans la presse internationale ?

            Pour rappel, dans son Rapport sur le Crash du 25 Août 2010, le Commandant NGOMA NIMY Doudou souligne au Point II : « Nous sommes montés sur la demi aile gauche du LET-410 9Q-CCN, qui était moins démolie après impact. Nous avons ouvert le Bouchon du Réservoir Gauche et nous avons trouvé du Carburant presque plein dans la Demi Aile. Une Aile contenant 525 Kilos de carburant, soit 656,25 Litres.

            Alors, lorsque nous divisons cette quantité par les quatre poches du réservoir, nous obtenons 131,25 Kilos, soit 164 Litres Carburant.

            D’où, les quatre dernières poches du réservoir penché contenaient chacune 164 Litres de carburant qui représentaient à peu près 26 minutes de vol ».

            Abraham LINCOLN avait dit qu’on ne peut tromper quelques uns tout le temps, on peut tromper tout le monde un certain temps, mais on ne peut pas tromper tout le monde tout le temps.

            Ils ont tenté, par des fausses déclarations dans la presse nationale et internationale, de duper l’opinion publique congolaise et même internationale. Mais peine perdue !!! Car les Avocats de la Veuve se sont déchaînés pour tailler en pièces tous ces mensonges éhontés.

            Pour preuve, voici pour la toute première fois, les détails d’un récit passionnant sur les derniers instants avant le crash.

            Le 25 Août 2010, vers 11 heures 50 minutes, à partir du Let – 410 qu’il pilotait, comme à ses habitudes, le Commandant PHILEMOTTE appelle sa chère épouse, Madame MULOWAYI PHILEMOTTE, et s’entretient avec elle comme suit :

– Commandant PHILEMOTTE : Ma Puce, dans cinq Minutes, je suis au sol. Toi et les enfants, comment vous allez?

– Madame PHILEMOTTE : Nous sommes bien portants, mais pourquoi ton escale a beaucoup traîné aujourd’hui ? Qu’est – ce qui ne va pas ?

– Commandant PHILEMOTTE : Je travaille avec des gens qui sont lents. Tu as peur que je ne revienne pas ? Ne t’en fait pas, je vais passer nuit avec toi. Je t’appelle dès que je suis au sol.

            De cet entretien, il se dégage clairement qu’à trois minutes de  l’atterrissage qu’il avait déjà amorcé, le Commandant PHILEMOTTE n’avait rien de dangereux à signaler.

            Mais qu’est s’est-il passé réellement à bord parce que l’avion avait déjà amorcé les manœuvres d’atterrissage ?

            C’est bien là que la Commission d’Enquête devrait s’appesantir et que le décryptage de la boite noire se révèle absolument indispensable.

            Mais curieusement, vers 12 heures 15 minutes, Madame PHILEMOTTE MULOWAYI recevra un appel de la Commandante de l’Aviation Civile de Bandundu qui l’informait que le Commandant PHILEMOTTE,  son cher époux, venait de connaître un accident mais qu’elle n’avait pas à paniquer parce qu’elle n’avait reçu aucune information qui confirmait qu’il y avait mort d’hommes.

            Sans tarder, vers 12 heures 20, Madame PHILEMOTTE entra en contact avec Monsieur Eric JACOBS, patron de la Compagnie Air Tropiques, en vue d’obtenir d’urgence un affrètement express dans lequel devait embarquer en premier lieu le Docteur KASONGO, médecin privé du Commandant Daniel PHILEMOTTE, pour rapidement voler à son secours sur les lieux du crash.

            Monsieur Eric JACOBS rassura Madame PHILEMOTTE qu’il avait sur le tarmac un appareil prêt à décoller ainsi que son équipage. Et lui demanda de ravitailler l’appareil en carburant moyennant la somme de 2.500 USD.

            Madame PHILEMOTTE MULOWAYI assura le carburant et demanda au patron d’Air Tropiques d’embarquer en premier lieu et sans autre forme de procès   le Docteur KASONGO du Centre Médical de Kinshasa.

            Marché conclu ! Madame PHILEMOTTE appela immédiatement le médecin de son mari pour lui demander d’apprêter tout son matériel pour embarquer dans Air Tropiques dès l’appel de monsieur Eric JACOBS.

            Chose grave, monsieur Eric JACOBS ne fit aucun appel au Docteur KASONGO, médecin du Commandant PHILEMOTTE, et pourtant madame PHILEMOTTE, son épouse, lui avait bel et bien passé le numéro de téléphonique du Docteur KASONGO.

            Lassé d’attendre, le Docteur KASONGO finit lui-même par appeler à plusieurs reprises monsieur Eric JACOBS qui, malheureusement ne décrochait pas !

            Alors, étant particulièrement au courant de mauvais rapports qui existaient entre le Commandant Daniel PHILEMOTE et ses concurrents, le médecin commença à s’inquiéter sérieusement et même à perdre espoir quant au sort de son patient. 

            Après avoir reçu, peu après 12 heures 20, tout le nécessaire qu’il avait exigé à madame PHILEMOTTE, monsieur Eric JACOBS, patron d’Air Tropiques, ne ravitailla son avion que vers 14h 15 minutes pour décoller vers 15 heures 30 Minutes sans embarquer le Docteur KASONGO, médecin privé du Commandant Philemotte, comme convenu avec Madame PHILEMOTTE, son épouse.

            Par contre, Monsieur Eric JACOBS se complut d’embarquer, dans son avion affrété par madame PHILEMOTTE pour secourir son Mari, quelques prétendus agents du ministère des Transports ainsi que monsieur André DECORTE, Trésorier du Comité des Transporteurs aérIens. 

            Pis encore, vers 14 heures 30 minutes, monsieur Eric JACOBS rappela enfin le Docteur KASONGO pour lui demander de rester stand by parce qu’il était en train de prendre toutes les dispositions pour l’embarquer et qu’il allait le rappeler encore dans 45 minutes.

            Chose étonnante, monsieur Eric JACOBS ne fit aucun appel comme il l’avait lui-même confirmé au Docteur KASONGO.

            A la surprise générale et contre toute attente, monsieur Eric JACOBS ne rappela le Docteur KASONGO que vers 17 heures 30 minutes pour lui dire qu’il avait estimé qu’il était inutile qu’il puisse embarquer parce qu’il ramenait avec lui de BANDUNDU le cadavre du Commandant Daniel PHILEMOTTE.

            A toute l’opinion publique qui lit cet article, il est impérieux de rappeler les paroles d’ALARCON Y MENDOZA, dans son ouvrage intitulé «La Vérité Suspecte» lorsqu’il souligne que les voluptés apportent les jouissances, l’argent donne le pouvoir et le plaisir…, mais le Mensonge ! Le Mensonge ! Il n’apporte que la honte !!!

            Nous l’avions pourtant prédit que cette affaire du crash du turbopropulseur Let-410 9Q-CCN de marque tchèque que pilotait le Commandant Daniel PHILEMOTTE promet une infernale saga judiciaire à près ceux qui, de loin ou de prêt, sont impliqués dans le crash du 25 Août 2010.

            Le sang du commandant Daniel PHILEMOTTE, de son Copilote Wilson CHRISTOPHER Edward, de son hôtesse particulière Lucie MULOWAYI et de tous les passagers décédés avec lui continue de crier vengeance jusqu’aux confins de la terre. 

Pour Madame Mimi MULOWAYI PHILEMOTTE, 

Ses Conseils, 

Achille KABONGO 

Noël MULIMBI 

Bertho MULUMBA

Tous avocats au Barreau de la Gombe

 

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