Le salut passe par l’industrie du papier

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C’est avec joie que les Congolaises  et Congolais, soucieux de l’environnement, ont salué la décision courageuse prise la semaine dernière  par  Remy Musungayi, ministre de l’Industrie, Petites et Moyennes entreprises d’interdire la production et la commercialisation des sachet en plastique  sur l’ensemble  République Démocratique du Congo. La Rd Congo vient ainsi, par une décision gouvernementale  d’emboiter le pas à d’autres pays de la sous-région  qui l’ont précédé dans cette voie salutaire pour l’assainissement et la conservation  de l’environnement et de porter un coup sérieux à cette industrie très polluante.  Jeté à l’emporte-pièces tant par les ménages que par une certaine industrie, on ne compte plus  les dégâts que ces bouts de polystyrène causent à l’environnement, mais surtout à la voirie urbaine, une de premières victimes.
 Au nombre de dégâts, on peut citer notamment les cas de voies d’évacuation des eaux de pluies bouchées, des lits de rivières totalement encombrés, des eaux de ruissellement qui ont du mal à s’infiltrer dans le sol et de nombreuses inondations.  Cependant, cette avancée significative de la part du ministre ne doit pas s’arrêter en si bon chemin. L’Etat congolais devra désormais, s’il veut pérenniser cette mesure au regard du potentiel forestier dont dispose le pays et de la forte demande qui existe  à  la relance d’une industrie  de production de la pate à papier  localement. 
 
  Parmi les gros consommateurs du papier il y’a notamment l’administration publique, les entreprises, les écoles, les universités, les commerces, les marchés, etc. Le papier étant biodégradable, cela permettra sans nul doute de répondre aux multiples  besoins à la fois d’assainissement de l’environnement et social. Si cette industrie est relancée, la filière d’importation du  papier de l’Asie du sud-est va disparaitre et le produit reviendra moins cher aux consommateurs.  Par ailleurs, en dépit de promesses faites par certains industriels de ce secteur de se conformer à son arrêté, le ministre et ses services doivent ouvrir le bon œil pour que cette production ne pas clandestinement par le tout puissant lobby de cette filière.  A ce propos,  Remy Musungayi peut faire œuvre utile en consultant les archives de son ministère qui ne manquent pas d’information à ce sujet. En son temps Bulambo Kilosho, alors à tête de ce ministère, avait pris  la même mesure qui n’avait pas connu un début d’application. 
 
Par ailleurs, la relance de cette industrie doit s’inscrire  en priorité parmi les réalisations du  gouvernement,  au nom de la révolution de la modernité, s’il ne veut pas voir une partie des archives de l’histoire commune ou personnelle disparaitre  à jamais. Car, il ne sera pas étonnant, comme par le passé avant l’utilisation    du sachet à tous les niveaux, de retrouver des documents importants sur la place publique. Si cela n’est pas fait, il sera très dommageable pour la postérité qui ne saura pas reconstituer son histoire.      
    
VAN

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