Le renforcement du rôle de la police recommandé

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L’enfant et la femme congolais considérés comme des personnes vulnérables, ont été au centre des travaux de l’atelier sur le rôle de la police sur la protection de l’enfant et les violences basées sur le genre, organisé du 28 au 29 août 2012, par le Comité de suivi de réforme de la police, avec l’appui de la mission Eupol RD Congo. 
Pendant les deux jours, les travaux placés sous la modération de la commissaire supérieure adjointe Sylvie Kayomo, experte du CSRP chargée des questions de violences sexuelles, protection de l’enfant et droits humains, ont permis aux participants venus de divers horizons, d’apporter leurs différentes expériences de terrain, tant en RDC que dans les autres pays africains et de l’Union européenne.
Dans cette moule, la pluralité d’idées a été savamment réussie, grâce aux  avancées de la réforme dans la protection de l’enfant et dans la lutte contre les violences basées sur le genre, présentées par Mme Francine Mvumbi, coordinatrice du bureau des violences sexuelles, protection de l’enfant et droits humains. D’autres exposés ont éclairé la lanterne des experts, notamment l’organisation et le fonctionnement du département des violences sexuelles et basées sur le genre et protection de l’enfant au sein des structures de la police, par le coordonnateur de la cellule d’expertise PDP , le commissaire supérieur principal Michel Lola, et l’état de lieux de la question de la protection de l’enfant et violences sexuelles et basées sur le genre au sein de la police, par le point focal, la commissaire supérieure Françoise Munyarugerero, conseillère du commissaire général de la PNC. 
 
Le commissaire supérieur adjoint David Bodeli a dévoilé le fonctionnement dans toutes ses articulations, de l’unité de la Police spéciale de la protection de l’enfant et de la femme du Nord-Kivu. A l’aide des statistiques, le problème de recrutement des enfants dans les groupes armés et rebelles et les violences commises sur les femmes, se pose avec acuité. C’est en effet, dans cette partie de la république qu’ont été recensés les milliers des cas des violences sexuelles qui ont indigné et révolté la communauté internationale et attiré de nombreux ONG humanitaires pour apporter des soins médicaux, assistance judiciaire et psycho-social aux victimes des violences sexuelles. Les participants ont également suivi l’intervention du commissaire supérieur adjoint Louis José Muka, commandant de l’unité de la Police spéciale de protection de l’enfant et de la femme de Bandundu, sur les difficultés auxquelles cette unité est confrontée au quotidien et qui entravent le bon fonctionnement de ses différents services. Son collègue du Katanga a exposé des problèmes similaires et plaidé pour que la hiérarchie de la police puisse apporter des solutions urgentes, afin de faire marcher son unité handicapée par une carence des effectifs, des infrastructures et de la logistique.
Les participants ont également suivi lors de cet atelier, la présentation des  expériences sur l’organisation et le fonctionnement de la police en matière de la protection de l’enfant et violences basées sur le genre, au Sénégal, par la commissaire supérieure principale Awa Koné de la Monusco, en Afrique du sud, par le colonel Zonke, en Grande-Bretagne, par un représentant du DFID, en France et en Allemagne par les experts de la mission Eupol RD Congo.
 
Deux groupes de travail placés pour le premier, sous la modération de Mme Mireille Makaya, experte du CSRP, s’est penchée sur l’organisation et le fonctionnement de l’unité spéciale de la police au niveau central et provincial, en prenant en compte l’approche de la police de proximité, tandis que le second, supervisé par la commissaire supérieure Régine Basimike, s’est focalisé sur les structures de ce département, du niveau provincial jusqu’au niveau du commissariat.
On peut relever des interventions tout aussi intéressantes faites par Maïga, expert de l’Unicef, les présidents Emery Phuna et Bepaly, des tribunaux pour enfant de Lubumbashi et de Kikwit, Floribert Kingeleshi,  directeur de la protection judiciaire au ministère de la Justice, de la représentante du ministère du Genre, Famille et Enfant, de la société civile, notamment Clovis Kadda de RRSSJ et Denis Mabwa du REEJER, et d’autres services de l’Etat.
La clôture de cet atelier est intervenue hier dans l’après-midi, et a débouché sur une série de recommandations lues par Mme Francine Mvumbi, la coordinatrice du bureau du CSRP chargée des questions de violences sexuelles, protection de l’enfant et droits humains. Entre autres, les participants ont plaidé pour la revisitation de la loi sur la protection de l’enfant, la répartition des appuis des partenaires dans toutes les provinces, suivant les besoins du terrain,  le déploiement au niveau national, des unités spéciales de lutte contre les violences basées sur le genre et la protection de l’enfant, la création des espaces d’échange avec tous les acteurs de terrain, la construction des infrastructures adéquates et la dotation de la logistique et la motivation du personnel des unités spéciales.
                                                                                                         J.R.T.
 

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