Le Renadhoc juge la situation au Nord-Kivu très alarmante

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renadhoc2C’est au cours d’un point de presse tenu hier mercredi 29 août 2013, à son siège que le Réseau national des Ong des droits de l’homme au (RENADHOC) a déclaré sa préoccupation et son indignation face au niveau de violence larguées sur Goma.

Le secrétaire exécutif du Renadhoc, Fernandez Murhola,  dénonce les 17 bombes larguées à partir du territoire rwandais, précisément des localités de Mukamira et Rugero, dans la région de Rubavu, avant de voir leur chute dans les localités de Munigi, Kanyaruchinya et enfin Goma.

Cette nouvelle attaque du Rwanda, a-t-il indiqué, prouve à suffisance  que des objectifs civils ont été visés, car elle a pour une nième fois provoqué des pertes humains ainsi que d’importants dégâts, une panique, et une psychose dans toute la ville.

D’où, pour cette organisation de droits de l’homme, la qualification de ces actes en droit international humanitaire est claire, puisqu’il est question du bombardement des villes ouvertes suivi d’attaques contre des objectifs à caractère civil.

Pour le secrétaire exécutif du Renadhoc, de tels actes violent l’article 3 de la Convention de Genève sur le droit international humanitaire et en même temps les lois, les coutumes de guerre, et sont constitutifs des crimes de guerre.

A ce sujet, il a salué la lucidité de la Monusco à travers le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies qui les a qualifiés comme tels.

Evoquant le rapport du 23 juillet 2013 de Human Rights Watch, Murhola a épinglé l’exécution sommaire le 26 août 2013, de Célestin Nzovoli, chef de quartier de Buturande et l’enlèvement de son adjoint.            Quant à la démarche de la société civile du Nord-Kivu de saisir la Cour pénale internationale, Fernandez MURHOLA s’est dit favorable à cette initiative, précisant qu’il imagine déjà une pareille possibilité. D’où, le Renadhoc a formulé quelques recommandations.

            Que de fortes pressions soient faites sur le Rwanda, pour l’obliger à cesser avec la violation de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC, et que les responsables et animateurs du M 23, ainsi que les officiers de principales forces de défense rwandaises impliqués dans la chaîne de commandement ayant décidé de derniers largages de bombes fassent l’objet des mandats d’arrêts internationaux.

            Le gouvernement devra en outre, inviter le Rwanda au strict respect du pacte de sécurité et enfin au conseil de droits de l’homme des Nations Unies, d’examiner cette question à sa session ordinaire de septembre 2013.                        Melba Muzola 

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