Le référentiel comptable des coopératives d’épargne vulgarisé

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Les agents des coopératives d’épargne et de crédit et des institutions de la microfinance de Kinshasa participent depuis le 8 mars, à un séminaire de vulgarisation du nouveau référentiel comptable et de l’utilisation du logiciel de supervision Fina destiné à leurs structures. Ce séminaire organisé par la Banque centrale du Congo avec le financement de la Banque mondiale, est le dernier de la série d’un programme de renforcement des capacités, tenu simultanément à Goma et Bukavu du 22 au 27 février 2010, sur les mêmes thèmes.

Le gouverneur de la Banque centrale qui tient à relever le niveau des compétences des agents des coopératives de d’épargne et de crédit et des institutions de la microfinance, et la professionnalisation de ces établissements, a souligné l’importance qu’il accorde à ce secteur et le rôle que le gouvernement et les bailleurs de fonds veulent voir la microfinance jouer dans notre pays, surtout dans la lutte contre la pauvreté.

Pour Jean-Claude Masangu, en effet, la lutte contre la pauvreté passe par la création des institutions financières de proximité professionnelles, viables et pérennes, capables de tenir une comptabilité qu’il souhaite, régulière, sincère, transparente et fiable.

A ses yeux, le plan comptable des coopératives d’épargne et de crédit et des institutions de la microfinance s’inscrit dans le cadre du processus de normalisation comptable amorcé en 1974, et qui a abouti à la promulgation de la loi n°76-020 du 16 juillet 1976 portant normalisation de la comptabilité au Congo, telle que modifiée par l’ordonnance-loi n°81-017 du 3 avril 1981.

Le patron de l’Institut d’émission a rappelé à cette occasion, que ce plan comptable conforme à la loi comptable de la RDC, s’inspire des directives du groupe consultatif d’assistance aux pauvres, CGAP, et des normes comptables internationales de l’International accounting standards, en ce qui concerne les principes généraux et les règles relatives à la présentation des états financiers.

A la base de l’organisation de ce séminaire, il a été déploré le fait qu’à ce jour, les coopératives d’épargne et de crédit et des institutions de la microfinance présentaient leurs états financiers, tantôt suivant le plan comptable des sociétés commerciales, tantôt suivant celui en vigueur au Canada pour celles qui avaient bénéficié de l’assistance technique des Canadiens et d’autres encore, selon le plan comptable du CGAP, rendant ainsi leur traitement très fastidieux pour la Banque centrale du Congo.

Donnant les avantages du nouveau référentiel comptable, Jean-Claude Masangu note que le nouveau cadre comptable ainsi harmonisé constitue un outil important du fait qu’il permet d’améliorer la qualité et la fiabilité des informations financières produites par les structures financières de proximité. Et sa mise en œuvre constituera d’autre part, non seulement une preuve de bonne gestion, mais aussi une garantie de fiabilité, de bonne compréhension et de comparabilité des informations financières.

JRT

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