Le ras le bol des résidents de Tshangu

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A l’initiative d’Adecom Mokili Mwinda ( Association pour le Développement Communautaire), les acteurs sociaux de Ndjili et Kimbanseke ont été conviés à une Tribune d’Expression Populaire « Tep » pour échanger sur l’occupation illégale des voies publiques par les artisans de ces deux entités. Lesquels artisans, certes enlaidissent ces communes mais peuvent contribuer à accroître les recettes locales. Cette « Tep » a eu lieu  le vendredi 12 février 2010 au siège du réseau des structures associatives citées ci-haut. Et a été animée par le chargé des programmes de l’Adecom, Ndongo Akash. et le chargé de suivi du projet Ane « Acteurs non étatiques », Jacques Katchelewa.

Appelé en catastrophe par le gouverneur Kimbuta, le bourgmestre intérimaire de Ndjili, Crépin Mawatu,  n’a pas pu se trouver sur  les lieux. Néanmoins, on a noté la présence de quelques chefs de quartier, de l’urbaniste communal en charge des espaces publics….
D’entrée de jeu, Ndongo Akash a dit que l’absence du numéro un de Ndjili ne peut empêcher ses hôtes de creuser ce dossier et d’élaborer un cahier des charges censé atterrir au bureau de Crépin Mawatu d’ici quelques jours. Tep n’est pas assimilée à un tribunal mais est un cadre d’échanges entre gouvernants et gouvernés pour débattre des problèmes qui se posent dans la cité. Par ailleurs, Adecom Mokili Mwinda est très opérationnelle à  Ndjili, Kimbanseke, Masina
Le décor étant planté, les acteurs sociaux composés des  femmes protestantes,  de la Dynamique des Femmes de Kin Est, du  Noyau  d’Action  de Lutte contre l’Insécurité, de la Ligue sur les Droits de la Femme…. se sont interrogés sur les  raisons qui poussent les garagistes, tôliers, vendeuses des malewas, boutiquiers, des tenanciers des bars  … à s’installer sur une partie de la voie publique.
Il s’agit des tracasseries administratives, de  la modicité des revenus, l’absence de l’autorité de l’Etat, les difficultés de transport, la concurrence, la mauvaise foi, le déficit de la communication, du chômage…
L’urbaniste communal présent dans la salle a apporté un éclairage sur le concept « occupation illégale » . A l’entendre, l’occupant « ignore » les services communaux de l’Urbanisme et Habitat et autres  pour s’installer sur une partie de la voie publique. Il lui est demandé de faire au préalable des enquêtes de terrain pour s’assurer si l’autorité communale est en droit ou non de délivrer des autorisations à titre précaire  des portions des espaces publics aux potentiels demandeurs. Dans la pratique, les gens se passent de ses services.

L’exemple de l’Hexagone.

Et cela entraîne : des  nuisances sonores, avenues rétrécies, environnement pollué, apparition de certaines maladies, garages et maisons de communications transformés par moments en maisons de passe, manque à gagner pour l’Etat ….
En somme, la principale question est de savoir comment amener ces débrouillards (garagistes, tôliers, boutiquiers…) à se conformer à la loi et renflouer par la même occasion les recettes communales. D’autant plus que les artisans déguerpis des voies publiques pour une raison ou une autre vont s’installer ailleurs.
Un opérateur culturel ayant longtemps vécu dans l’Hexagone a parlé de l’expérience française en matière d’encadrement des opérateurs économiques. A l’en croire, toute personne désireuse de s’épanouir dans un domaine quelconque se procure un fascicule reprenant les diverses obligations qu’il doit exécuter. Il a été demandé à cet opérateur culturel de fournir de plus amples explications sur ce point
Au chapitre du cahier des charges, les participants au Tep se sont accordés sur la nécessité de créer des « Polices communales d’Environnement et de Surveillance  », des poursuites judicaires à l’endroit des agents ayant favorisé l’anarchie foncière, la diffusion de la nomenclature des textes en ce qui concerne les opérateurs économiques, la sensibilisation des gouvernés…..

Jean- Pierre Nkutu

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