Le Projet d’échanges interscolaires en RDC a démarré ses activités

0
154

La connaissance de la langue française, notre langue officielle, la maîtrise du vocabulaire et des règles syntaxiques et grammaticales, à travers la dictée française, ont constitué à la fois la première épreuve à laquelle les responsables du Projet d’échanges interscolaires en RDC ont soumis au mois de mai en cours, les élèves très appliqués de 22 écoles de la Division provinciale de l’EPSP Kin-Ouest.

Bien que l’on s’exprime dans cette langue à l’école et à domicile, les résultats n’ont pas été fameux. Neuf élèves ont obtenu les meilleurs points dont huit filles et un garçon. De quoi revoir nos méthodes d’enseignement du français et susciter une enquête pour chercher à savoir quelles sont les distractions qui accaparent le temps d’études de la plupart des élèves, par ces temps qui courent !

 A la proclamation des résultats intervenue samedi dernier au Complexe arabe de Kinshasa, officiels, enseignants, parents et journalistes ont fait ce triste constat. Voilà pourquoi le Projet d’échanges interscolaires présidé par M. Halawi Abdel Amir a reçu un élan massif de soutien et d’encouragement, notamment du ministre de l’EPSP, de la ministre provinciale de l’Education, et de la Communauté libanaise au Congo.
 Donnant les caractéristiques de PEI RDC, M. Halawi Abdel Amir, qui se trouve être le directeur de l’école arabe de Kinshasa, a indiqué que ce projet est une institution – mécanisme conçue et imaginée par l’Association culturelle arabe à travers sa branche éducationnelle, qu’est le Complexe scolaire arabe. Ce projet vise assister l’élève au Congo pour l’épanouissement de sa personnalité et le développement de ses dons et aptitudes mentales et physiques, dans un élan de compénétration culturelle.
 Le P.E.I. RDC tire son inspiration du besoin d’assouvir le développement des relations entre écoles en RDC, le rapprochement culturel de différentes communautés, ainsi que les échanges et formations continus. Son armature juridique découle de la loi-cadre n° 86 – 005 du 23 septembre 1986 sur l’enseignement national qui stipule que l’enseignement national doit permettre à l’élève d’acquérir des connaissances générales et spécifiques, afin de lui permettre d’appréhender les éléments
Du patrimoine culturel nationale et international.
 Halawi Abdel Amir a ensuite remercié le ministre de l’EPSP qui a soutenu le projet dès sa création, en apportant tout son appui. Le dur labeur cyclique abattu par ses services techniques, a-t-il poursuivi, a permis au projet d’enjamber vers des proportions véritablement nationales par l’inclusion des écoles dites pilotes, parmi lesquelles il a notamment cité le Complexe scolaire Les Loupiots, le C.S. Nyota, l’institut Bobokoli, l’institut révérend Samba, le C.S. Elma Sombe, le Collège de la Salle, le Collège Notre Dame du Congo, l’Institut de la Gombe, l’institut de Beaux Arts, l’I.T.I. Gombe, le C.S. Cité du savoir, le Lycée Prince de Liège, l’école SAFAK, le C.S. Mgr Bokeleale et le Collège Boboto.
 Le projet n’est plus de ce point de vue, une marque déposée exclusive de l’Association culturelle arabe, mais un patrimoine commun aux écoles en RDC qui ont accepté de se l’approprier. D’où son appellation de Projet d’échanges interscolaires. Il a terminé son allocution par donner les principaux objectifs de ce projet, et exhorté l’assistance à s’associer à la tâche exaltante de promotion de l’enfant dans une société libre et dans un esprit de compréhension et d’amitié entre tous les peuples en RDC.
Le secrétaire général de la Communauté libanaise au Congo a pris la parole pour redéfinir l’école, qu’on soit élève, enseignant, éducateur et parent, afin de dévoiler la différence de vision et la conception de ses missions par rapport aux uns et aux autres.
 Dans un regard très critique, Victor Haddad a souligné la fonction enseignante dont la tâche exaltante et ingrate, s’apparente à un apostolat.
 Voilà pourquoi au-delà des promesses de soutien faites aux enseignants, il a plaidé pour que des actions concrètes soient menées en leur faveur pour leur permettre de bien s’acquitter de leurs missions.
 Aussi a-t-il encouragé les initiateurs de ce projet, pour les missions qu’ils se sont assignées au profit de l’enseignement ! A cette occasion, il a interpellé l’assistance par une citation célèbre : «  Celui qui ouvre une école, ferme une prison ». D’où il a invité les officiels et autres promoteurs à ouvrir davantage des écoles, afin de fermer davantage les prisons. C’est par cette leçon pleine de sagesse qu’il a promis le soutien de toute la communauté libanaise au Congo au P.E.I. en RDC.
 Dans son allocution, l’inspecteur général de l’EPSP, a au nom du ministre Maker Mwangu empêché, exprimé la satisfaction du patron de l’EPSP devant l’initiative de voir nos écoles se rencontrer dans un cadre approprié pour des échanges sains et multiformes. Un cadre où nos élèves extériorisent en plein air le savoir, le savoir-faire, le savoir-être et les compétences qu’ils acquièrent dans leurs milieux habituels et fermés dénommés écoles.
 Pour le ministre de l’EPSP, au-delà des objectifs fixés au projet, il en voit un autre, noble de par sa dimension : l’émulation chez tous nos jeunes gens et jeunes filles débarrassés de toute forme de complexe, évoluant sans barrières raciales, tribales, religieuses, linguistiques, socio-économiques et géographiques. Des jeunes gens épris d’un seul idéal, à savoir «  un esprit sain dans un corps sain pour un avenir radieux dans un monde humanisé ».
 Il a promis son soutien aux initiateurs du projet qu’il a exhortés à diversifier leurs activités, de les organiser en fonction du calendrier scolaire, de manière à recueillir une adhésion maximale des établissements scolaires de toute la RDC.
 Pour sa part, la ministre provinciale de l’Education a par la voix de son représentant, salué l’initiative de création d’une plate-forme d’écoles ayant pour socle la diversité culturelle et encouragé le projet, afin qu’il pose les jalons solides d’un monde épris de paix et de justice dans une compréhension mutuelle dans un et des autres. Entre autres initiateurs de ce projet, Mme Olenga a salué le directeur de l’école arabe, M. Halawi Abdel Amir, avant de formuler le vœu de voir cette initiative pérennisée avec l’organisation d’autres actions au bénéfice de la jeunesse estudiantine de toutes les écoles.     
 Signalons que l’ambassadeur d’Iran en RDC, le Pr Cheick Zawdi, Pr Cheick Hassan Mahdi, Pr Cheick Abdullat Mangala, la secrétaire générale de P.E.T. en RDC, Mme Suzanne Frecourt, les coordinateurs des réseaux d’enseignement, les inspecteurs provinciaux principaux et autres directeurs des écoles, assistaient à cette manifestation.
                                             J.R.T.           

LEAVE A REPLY

*