Le professeur Bob Bobutaka Bateko immerge dans son champ de  recherche

0
260
Après trois publications de Bob Bobutaka Bateko poursuit son immersion dans son champ de recherche de prédilection qu’est l’épistémologie des sciences de l’information et de la communication. Docteur en sciences de l’information et de la communication, il vient de publier son quatrième ouvrage qu’il propose à la communauté scientifique congolaise et universelle, sous le titre «  Bibliologie : science de l’information et de la communication ». L’ouvrage suscite une nouvelle curiosité scientifique, du fait de l’appartenance de la bibliologie à la fois à la science de l’information et de la communication.
           
Paru aux Editions universitaires européennes de Saarbrücken, en Allemagne, où il a bénéficié d’un encadrement particulier pour sa mise sous presse, cet ouvrage, fruit de ses réflexions, nous replonge dans cette discipline.
Que le professeur Bob Bobutaka revisite les définitions empiriques de la bibliologie, et tente de lui confectionner une explication qui cadre bien avec ses relations scientifiques avec les SIC, nous voici ouverts à d’autres réalités !
Par cette sorte de vitrine, les scientifiques ont désormais un accès plus facile à la compréhension des normes de la bibliologie, ses caractéristiques essentielles et ses frontières avec d’autres sciences qui lui sont rattachées.
On peut relever que la bibliologie a apporté de façon substantielle sa contribution à la construction et à la confirmation épistémologiques des sciences de l’information et de la communication. En relevant le fait que la bibliologie est la fille aînée des SIC, l’auteur affirme ainsi son rôle primordial dans l’épistémologie des SIC. Il en a profité pour mettre en exergue, l’essence de la bibliologie. Et il le dit lui-même, sans crainte d’être contredit par ses pairs, que comme l’heuristique est un gage important pour la survie et la pérennisation de la science, les sciences de l’information et de la communication méritent une impulsion nouvelle dans les recherches pour ainsi établir la différence entre la production du savoir scientifique et la production de la connaissance scientifique. Par ce détachement de la praxis, le professeur Bob Bobutaka nous rassure que les SIC devraient davantage miser sur les considérations épistémologiques pour leur plein développement.
         Grâce à une nouvelle vision de choses, il  soutient que la démarcation entre l’information et la communication résulte du fait que l’information donne des faits, alors que la communication recherche les effets. L’affirmation de Bobo Bobutaka trouve une assise dans la corrélation entre les SIC et les travaux de l’épistémologue Bongo Pasi sur le schème de Marcel Jousse. Elle est appuyée par les propos de Gérard Régimbeau qui affirme que «  La médiologie, défendue par Régis Debray, pour désigner l’étude des médiations par des médiums et des médias, s’est taillé une certaine place dans les usages. Parce que, écrit-il, il y a des points communs assurés entre l’approche par le médium et par le document, comme l’a vu Yves Jeanneret : documentologie et médiologie pourraient se rencontrer, mais encore faudrait-il que cette dernière soit plus attentive aux apports de la première.
         Aux débats d’école soulevés par les uns et les autres chercheurs, il se dégage des malentendus qui continuent de gêner le développement de la bibliogie.
         Enfin, il termine son ouvrage par évoquer quelques défis que se doivent de relever les scientifiques, des bibliologues, des informatologues, des communicologues et autres qui persévèrent dans la quête de nouvelles sous-branches des SIC.
J.R.T.